
Six bâtisseurs du Centre d’encadrement de Kaniama‑Kasese ont été blessés lors d’une altercation avec un militaire.
Dans un communiqué parvenu jeudi 2 avril à Radio Okapi, le commandant du Service national, le lieutenant‑général Jean‑Pierre Kasongo Kabwik, a indiqué que l’auteur présumé de cette agression a été interpellé et mis à la disposition de l’Auditorat militaire de garnison de Kamina.
Cette juridiction militaire a ouvert une enquête afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances du drame.
Selon le même communiqué, les personnes blessées sont prises en charge à la Clinique du Service national.
Le Service national condamne fermement ce recours à la force, qu’il qualifie de violation grave des règles de discipline et des principes fondamentaux de respect de la vie humaine.
« Aucune dérive ne sera tolérée, quels qu’en soient les auteurs ou les circonstances », a déclaré le lieutenant‑général Kasongo Kabwik.
L’officier supérieur affirme avoir renforcé les mécanismes de supervision ainsi que le dispositif de gestion des situations de tension au sein du Centre de Kaniama‑Kasese.
Le Service national appelle la population au calme, à la retenue et au sens de responsabilité, tout en mettant en garde contre toute tentative de désinformation ou de manipulation autour de cet incident.
« Le Service national tient à rassurer l’opinion nationale que cet acte isolé, bien que grave, ne remet pas en cause les objectifs, les valeurs et la mission républicaine qui lui sont assignés », a précisé le commandant du SN.
Contacté par Radio Okapi, le conseiller juridique et administratif du Service national, Gustave Kakala, a déploré cet incident, survenu au moment où les bâtisseurs formés s’apprêtent à quitter le centre.
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