
L'entreprise américaine KoBold Metals a débuté des activités d'exploration pour localiser des gisements de lithium dans le sud-est de la République démocratique du Congo. Soutenue par des investisseurs tels que Bill Gates, la société prévoit d'investir environ 50 millions de dollars d'ici 2027 pour identifier ce métal utilisé dans la fabrication des batteries.
Ce projet se concrétise quatre mois après la signature d’un partenariat minier entre la RDC et les États-Unis. KoBold Metals a déjà obtenu treize permis de recherche et utilise des technologies avancées, notamment l’intelligence artificielle, pour cartographier les ressources du sous-sol congolais. Selon le directeur général de l'entreprise, Kurt House, le pays demeure encore peu exploré malgré ses réserves connues en cuivre et en cobalt.
Perspectives et enjeux à Manono
Outre ses permis actuels, KoBold Metals manifeste un intérêt pour le gisement de lithium de Manono. Des discussions sont en cours concernant ce site avec la société australienne AVZ Minerals Ltd, dont les droits d’exploitation ont été retirés par les autorités congolaises.
Dans cette même région du pays, d'autres acteurs internationaux se positionnent également. Le groupe chinois Zijin Mining Group Co. a annoncé son intention de lancer une exploitation minière du lithium de grande envergure.
Un métal au centre de la transition énergétique
Le lithium est devenu une ressource stratégique sur le marché mondial en raison de son rôle dans la production des batteries pour téléphones et véhicules électriques.
L'arrivée d'investisseurs américains dans ce secteur marque une étape dans la diversification des partenaires miniers de la RDC, facilitée par les récents accords bilatéraux avec Washington.








