Des médecins mettent en garde contre l’usage excessif des aphrodisiaques traditionnels chez certains jeunes de Matadi

Des médecins de Matadi se disent préoccupés par l’usage excessif des aphrodisiaques traditionnels par des jeunes de cette ville du Kongo-Central à la recherche des performances au lit. Ces produits, présentés comme des solutions naturelles pour améliorer les performances sexuelles, se vendent dans les marchés, les rues et même en ligne. Mais leur composition reste inconnue et leurs effets sur la santé préoccupent les médecins.

Certains jeunes expliquent y recourir pour compenser la fatigue liée au travail. Fiston Bayekula, motard, témoigne de ses longues journées de plus de dix heures sur la moto. « Cela nous cause des problèmes de dos. Alors, sans ces renforts (aphrodisiaques), on est foutus », souligne-t-il.

Les tradipraticiens, eux, défendent ces remèdes à base de plantes. James Mutanda, connu sous le nom de Docta, insiste sur leur rôle dans l’endurance masculine :

« La force d’un homme réside dans son dos. Si tu as des hémorroïdes, tu ne pourras plus être performant ».

Cependant, pour le docteur Georges Baka, de l’hôpital de Kinkanda, ces produits vendent une illusion. « Il n’existe aucune preuve médicale de médicaments capables d’allonger ou de grossir le pénis. Ces pratiques exposent à de graves conséquences », avertit le médecin.

Il appelle à un contrôle plus strict, estimant que la vente libre de ces produits constitue un risque pour la santé publique.

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