La société civile dénonce la multiplication des attaques sur l’axe Bukavu–Walungu–Mwenga

Le mouvement citoyen Observatoire d’actions parlementaires et gouvernementales (OBAPG) tire la sonnette d’alarme sur la détérioration de la situation sécuritaire sur l’axe routier Bukavu–Walungu–Mwenga, dans la province du Sud-Kivu. Dans une déclaration faite vendredi 17 juillet à Radio Okapi, cette organisation affirme que les attaques ciblant les véhicules de transport, les passagers et leurs marchandises se multiplient ces derniers mois, mettant en danger les activités économiques et la libre circulation des personnes.

La dernière attaque signalée est survenue à Kankinda, sur l’axe Bukavu–Walungu–Mwenga. Lors de cette incursion, plusieurs commerçants ont été dépouillés de leurs biens, tandis que des femmes auraient été victimes de violences sexuelles.

Bahati Cirimwami, militant de l’OBAPG, condamne fermement ces actes et indique que plusieurs tronçons de cette route sont devenus des points de prédilection pour les hommes armés.

« Ces véhicules sont braqués au niveau des casse-routes d’Odobo, à Cibambari, dans les chefferies de Ngweshe et Kabare. Plusieurs commerçants ont perdu leurs biens, d’autres ont été violés par ces bourreaux », déplore-t-il

Selon lui, ces attaques se produisent de manière récurrente, particulièrement les jours de forte affluence dans les marchés locaux.

« Il est à signaler que ces hommes en armes attaquent ces véhicules sur cette route chaque mardi, mercredi, samedi et dimanche pour s’en prendre aux commerçants qui se rendent aux marchés de Kankinda et Mugogo ainsi qu’à ceux qui viennent du marché de Mudaka à Walungu », affirme Bahati Cirimwami.

Face à cette insécurité persistante, l’activiste appelle les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour rétablir la sécurité sur cet axe routier essentiel aux échanges commerciaux entre plusieurs territoires du Sud-Kivu.

« Nous sollicitons aux autorités en place de nous venir en aide pour sécuriser la population et ses biens », plaide-t-il.

L’OBAPG estime qu’une présence renforcée des forces de sécurité et des patrouilles régulières sur les points les plus exposés permettraient de réduire les attaques et de rassurer les transporteurs ainsi que les commerçants qui empruntent quotidiennement cette route.

Cette situation intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants dans plusieurs zones du Sud-Kivu, où les populations civiles continuent de payer un lourd tribut aux activités des groupes armés et des bandits opérant sur les principaux axes de circulation.

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