
Les autorités en charge de la riposte contre Ebola en Ituri reconnaissent des retards dans le paiement des primes des agents de santé déployés sur le terrain. Au cours d’un point de presse animé samedi 18 juillet 2026 à Bunia, elles ont évoqué notamment des difficultés administratives et logistiques, tout en annonçant des mesures pour régulariser la situation.
Les responsables de la riposte contre Ebola assurent que les retards de paiement des primes des agents de santé ne sont pas liés à un manque de financement. Selon eux, cette situation s'explique notamment par :
- l'intégration de nouveaux agents non prévus dans les listes initiales
- des différences de barèmes entre le Gouvernement et certains partenaires
- des difficultés logistiques dans l'acheminement des fonds vers les zones touchées.
Au cours de ce point de presse, les responsables de la riposte ont également reconnu que l'insécurité et les attaques contre les structures de santé compliquent le travail des équipes engagées dans la lutte contre Ebola. Ils réaffirment toutefois leur engagement à poursuivre les efforts pour contenir l'épidémie et améliorer les conditions de travail des intervenants.
Face à cette situation, les autorités annoncent plusieurs mesures correctives. Il s'agit notamment de (du) :
- validation des listes du personnel
- digitalisation du système de paiement
- recours progressif aux paiements numériques afin de réduire les délais.
Le lundi 13 juillet 2026, les prestataires de santé du Centre de traitement d'Ebola (CTE) de l’Hôpital général de référence de Rwampara, à Bunia, avaient observé un mouvement de grève, abandonnant les malades sur leurs lits.
En colère, les grévistes ont brûlé des pneus devant l'entrée principale de l'établissement pour dénoncer le non-paiement de leurs salaires et primes promis par le ministre de la Santé publique lors de son récent passage dans la région.






