ACP : « Sud-Kivu : onze fosses communes découvertes sept mois après les massacres du M23 »

Revue de presse de ce mardi 28 juillet

La presse nationale s'intéresse largement à la situation sécuritaire dans l'Est du pays.

L’Agence congolaise de presse (ACP) rapporte la découverte de onze fosses communes au Sud-Kivu, sept mois après les massacres attribués au M23 dans les cités de Sange et de Luvungi, situées dans le territoire d’Uvira, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). L’annonce a été faite ce lundi 27 juillet par l’Auditorat militaire supérieur du Sud-Kivu, à l’issue d’une enquête menée conjointement avec la 33ᵉ région militaire, précise l’ACP.

Cette mission a permis d’identifier plusieurs sites d’inhumation collective et de recueillir des éléments susceptibles de constituer des preuves de crimes graves, selon le colonel-magistrat Kumbu Ngoma, auditeur militaire supérieur du Sud-Kivu.

De son côté, La Tempête des Tropiques indique que de nouveaux affrontements à l’arme lourde et légère entre la rébellion AFC/M23 et les Wazalendo perturbent le quotidien des populations dans les groupements de Kibabi I et II. Selon la société civile citée par le journal, ces offensives visent à déloger les milices locales et à renforcer le contrôle des rebelles autour du site minier de Rubaya et du centre commercial de Ngungu.

Par ailleurs, les ministres Shabani et Anzuluni plaident pour une mobilisation régionale face à la crise sécuritaire, fait savoir Le Potentiel, qui souligne l’appel lancé par les autorités et les acteurs politiques en faveur d’une concertation entre les pays de la sous-région afin de stopper l’escalade de la violence dans l’Est de la RDC.

Dans cette logique de désescalade, le politologue Bob Kabamba estime que « l’option paix passe toujours avant l’option justice », rapporte Actualité.cd.

L’analyste rappelle les précédents historiques congolais, soutenant que, dans les processus de sortie de crise, les exigences de conciliation politique prennent souvent le pas sur les poursuites judiciaires.

Cependant, note le même média, la société civile du Nord-Kivu exige le rétablissement de l’autorité de l’État avant tout référendum. Les forces vives locales réclament que la priorité absolue soit accordée à la sécurisation des territoires occupés et au retour des populations déplacées avant toute initiative politique d’envergure nationale.