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Début, le 30 avril 2025, de l'opération d’évacuation de Goma vers Kinshasa des militaires, policiers qui étaient gardés et protégés depuis plus de trois mois par la MONUSCO à Goma, au Nord-Kivu.<br />Photo/Cellcom CICR.](https://photos.radiookapi.net/picture/20250430095232080019_cicr_2.jpg?imgmax=1200)
Une première étape vient d’être franchie dans la mise en œuvre des engagements pris par le gouvernement congolais et l’AFC/M23 dans le cadre du processus de paix de Doha. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé, jeudi 6 aout, avoir facilité la remise de quinze personnes libérées par les autorités congolaises à l’AFC/M23, agissant en tant qu’intermédiaire neutre entre les deux parties.
Selon le CICR, les quinze personnes concernées ont volontairement accepté de participer à cette opération. Elles ont quitté la ville de Beni dans la soirée du 6 août avant d’être acheminées par convoi à travers l’Ouganda. Elles ont ensuite été remises à l’AFC/M23 le lendemain dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
Cette opération constitue la première mise en œuvre concrète de l’engagement relatif à la libération des détenus pris dans le cadre du processus de paix de Doha. Cet accord avait été conclu le 17 avril 2026 à Montreux, en Suisse, dans le but de favoriser des mesures de confiance entre les parties engagées dans les négociations.
Le CICR précise avoir conduit cette mission en coordination avec les autorités sanitaires compétentes et dans le strict respect des mesures de prévention contre Ebola. L'organisation souligne qu'elle est intervenue exclusivement en qualité d’intermédiaire neutre, chargé de faciliter le transport sécurisé et la remise des personnes libérées.
Pour l’organisation humanitaire, cette première opération pourrait ouvrir la voie à d’autres libérations prévues dans les engagements conclus entre les parties. Selon les chiffres communiqués, le mécanisme de libération concerne au total 311 personnes réclamées par l’AFC/M23 ainsi que 166 détenus liés au gouvernement congolais.
Cette initiative est perçue comme une mesure de confiance susceptible d’accompagner les efforts diplomatiques en cours dans le cadre du processus de paix de Doha, alors que les discussions se poursuivent pour parvenir à une désescalade durable du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo.








