
Le Collectif des organisations de la société civile du Sud-Kivu pour la paix plaide pour la mise en place d’une campagne de prise en charge psychologique en faveur des familles touchées par les récents incendies à Bukavu. Ce jeudi 17 septembre, il demande notamment un accompagnement pour les proches des 27 enfants décédés dans l’incendie survenu le 10 septembre dans le quartier Chimpunda.
Hypocrate Marume, membre du collectif, estime que plusieurs familles restent profondément affectées par le drame. Certaines ont perdu des enfants, leurs habitations et leurs moyens de subsistance.
« L’émotion reste toujours vive et nécessite l’appui psychologique », souligne-t-il, appelant le gouvernement et les organisations humanitaires présentes à Bukavu à mobiliser une assistance en faveur des victimes.
Le responsable de la société civile évoque également l’impact de ces événements sur certains membres du personnel soignant mobilisés lors de la prise en charge des enfants victimes d’asphyxie.
27 élèves décédés
Les 27 élèves morts lors des bousculades et de l’incendie du 10 septembre ont été inhumés lundi 14 septembre au cimetière Ruzizi. Plusieurs acteurs sociopolitiques présents à la cérémonie ont appelé au renforcement des mesures de prévention et de protection contre les incendies dans la ville.
Le bilan, précédemment établi à 29 morts par les autorités éducatives, a été ramené à 27 décès par les autorités politico-administratives locales.
L’incendie s’était déclaré le 10 septembre sur l’avenue Funu B, à Kasheke, dans le quartier Chimpunda. Selon la société civile, le feu, parti d’une maison d’habitation, s’était propagé aux complexes scolaires Furaha et Ujamaa.
Des élèves avaient pris la fuite dans la panique. Certains seraient morts dans les bousculades alors qu’ils tentaient d’échapper aux flammes.
À Bukavu, plus de 2 000 sinistrés, dont des femmes enceintes, des enfants et des personnes âgées, passent la nuit à la belle étoile, selon des sources locales.








