La Monuc apporte son appui aux opérations conjointes PNC/FARDC menées dans la province de l’Equateur, à Dongo et ses environs, indique un communiqué de la Mission. Outre la visite sur terrain du général Gaye, commandant des forces de la Monuc et le déploiement de quelques éléments,l a Mission onusienne entend déployer au total 500 casques bleus et d’importants moyens logistiques dans la région. Objectif : aider le gouvernement à restaurer l’ordre et l’autorité de l’Etat, rapporte radiookapi.net
Le général Babacar Gaye, commandant la Force de la Monuc, était mardi 15 décembre à Dongo, à la tête d’une mission d’évaluation qui comprenait aussi bien des militaires que des civils. Ce même jour, les premiers éléments militaires de la Monuc, dirigés par le général Abdul Austin Appogan-Yella, commandant de la Brigade ouest, sont aussi arrivés dans cette localité. Des bases opérationnelles temporaires sont donc fonctionnelles à Dongo et à Bozene. Au total, environ 500 soldats appartenant au contingent ghanéen, tunisien, égyptien ainsi que des éléments de la Force spéciale guatémaltèque, des véhicules de transport blindés, des hélicoptères de transport et des hélicoptères de combat que la Monuc va déployer dans cette province.
Le commandement de la Brigade Ouest de la Monuc va coordonner les actions de soutien aux FARDC sur trois axes. Axe nord : Gemena-Mbari-Libenge ; axe central : Gemena-Bozene-Kungu-Dongo ; et axe sud : Mbandaka-Imesse le long de la rivière Ubangui. Le soutien comprend l’assistance en transport, en ravitaillement et les évacuations sanitaires. La Monuc a déjà évacué par hélicoptère de Dongo à Gemena 15 soldats blessés.
. « Nos troupes s’emploient également à réparer certaines structures économiques telles que des ponts endommagés ou en mauvais état», déclare le commandant Abdul Austin.
C’est après les violences interethniques et l’attaque sur son hélicoptère civil en mission de ravitaillement à Dongo le 26 novembre 2009, et après consultation avec les autorités civiles et militaires, que la Monuc, a pris la décision de soutenir les opérations conjointes PNC/FARDC visant à rétablir l’ordre et l’autorité de l’Etat à Dongo, Imesse et leurs environs. Un autre objectif est de soutenir l’action des humanitaires engagée dans l’assistance aux populations se trouvant dans le besoin, indique un communiqué de la Monuc publié le 16 décembre.
Concernant des rumeurs d’une attaque des forces gouvernementales par des assaillants utilisant des armes laissés derrière par ses éléments, la Monuc soutient qu’elles sont dénuées de tout fondement et entièrement fausses. S’il est vrai qu’un de ses véhicules de transport blindés tombé en panne, fut abandonné un temps, ses soldats ont agi avec professionnalisme. Aucune arme ni munition fut laissée à bord et le canon fut démonté. Il ne pouvait donc en aucun cas servir pour une quelconque opération militaire, poursuit le communiqué. Ce blindé et un autre camion de transport, tombé lui aussi en panne, ont depuis été récupérés par ses propres forces envoyées dans ce but. Aucune arme ni munition n’a jamais été abandonnée par la Monuc à aucun moment, peut-on lire en bas de ce communiqué.








