Lubero: double attaque des FDLR dans le sud, 1 mort, pillage et maisons incendiées


Des habitants d'un village du Nord-Kivu fuyant une attaque des FDLR (Archives)

Un homme a été abattu dans la nuit de vendredi à samedi dans le village de Nduluma, secteur de Mihobwe, à 45 kilomètres au nord de Kanyabayonga, en territoire de Lubero dans la suite d’une attaque armée. Dans la nuit de jeudi à vendredi, une autre attaque armée a eu lieu à Kasiki, dans le même territoire. Selon des témoins, les auteurs de ces deux attaques sont les combattants FDLR devenus très opérationnels dans la contrée.

L’attaque de Mihobwe a été perpétrée vers 22 heures locales.

Bilan : une personne tuée et cinq autres blessées ainsi que huit maisons incendiées.

Vingt-quatre heures plus tôt, une autre attaque a été menée contre le village de Kasiki.

Il n’y a pas eu des victimes humaines, selon les sources. Mais vingt-cinq maisons de ce village ont été incendiées et des biens des habitants pillés par les assaillants.

L’administrateur du territoire de Lubero confirme ces attaques et reconnaît l’état d’insécurité dans lequel est plongée sa juridiction.

Dominique Bofondo l’a dit à Okapi :

“En tout cas, ça ne va pas ici à Lubero. Les FDLR sont devenus très opérationnels. On les voit un peu partout. Il y a aussi des Mai Mai, du Pareco surtout, du côté de Diambwe qui circulent.”

D’après l’autorité territoriale, la situation est relativement calme à Lubero, mais pas dans “les coins et recoins du territoire“.

L’administrateur du territoire demande aux autorités provinciales et nationales de mettre à la disposition de son administration des moyens pour lui permettre d’agir.

Il a besoin, dit-il, notamment des moyens de locomotion pour faire la ronde de juridiction

Entre-temps, la population de tous les villages de Lubero vivent dans la peur.

Elle est à la merci des groupes armés qui sèment l’insécurité dans la région, estime-t-elle.

La société civile locale, elle, ne demande qu’une chose: que les dirigeants matérialisent la paix dont ils se réclament tous les jours dans leurs discours.