Sud-Kivu: situation humanitaire préoccupante pour plus de 6.000 déplacés de Shabunda centre


Au centre: Vladimir Erokhin (Division DDR Monusco-Bukavu), Fidèle Sarassoro (Coordonnateur humanitaire de l’ONU en RDC), des Officiers de la Brigade du Sud-Kivu s’entretiennent avec la délégation des déplacés ©Photo Monusco

Une délégation conduite par le représentant spécial adjoint du secrétaire général de L’ONU en RDC chargé des affaires humanitaires, Fidèle Sarassoro, a visité mercredi 25 août, Shabunda centre où elle a rencontré des délégués de plus de 6.000 déplacés ayant fui les exactions des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Des représentants de ces déplacés ont rencontré cette délégation pour faire part de la précarité de leurs conditions de vie.

Selon leurs propres témoignages, les déplacés de Shabunda centre ont tout perdu dans leurs villages d’origine dont certains ont été totalement  incendiés par les rebelles hutus rwandais.

Sur place, ils manquent l’essentiel et ont difficilement accès aux soins médicaux. Plus de cent cas de choléra dont deux décès, sont déjà signalés.

Ceux qui sont dans des familles d’accueil ne pas sont mieux lotis, étant donné que celles-ci sont elles-mêmes démunies. Par crainte des FDLR, les populations de cette contrée ne se rendent aux champs d’où elles tirent l’essentiel de leur revenu.

En plus des déplacés installés à Shabunda centre, on compte plus de trente huit mille autres répartis dans quatre campements, à savoir:

  • Biangama
  • Katchungu
  • Kigulube
  • et Lugungu où la situation humanitaire est également très précaire.

Fidèle Sarassoro estime, au regard de ce constat, que la situation nécessite une réponse urgente.

Il a déclaré à Radio Okapi :

«Le sort de ces femmes et ces jeunes filles qui ont été violées, ces enfants non accompagnés, du fait que les villages entiers ont été brûlés, pillés, même des lieux de culte et des écoles qui ont été incendiées, tout cela nous a interpellés. Il faut absolument agir dans l’urgence pour assister ces populations.»

A part  l’aide humanitaire, ces déplacés réclament aussi la sécurisation de leurs milieux pour qu’ils puissent rentrer chez eux  s’occuper de leurs champs et scolariser leurs enfants.

Fidèle Sarassoro a promis de faire un plaidoyer dans ce sens auprès du gouvernement central.

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