RDC: une quarantaine de députés de la majorité et de l’opposition exigent l’annulation des législatives

Début de vote le 28/11/2011 à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John BompengoDébut de vote le 28/11/2011 à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Début de vote le 28/11/2011 à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Une quarantaine de députés nationaux sortants de la Majorité présidentielle (MP) et de l’opposition, candidats aux élections législatives du 28 novembre, exigent l’annulation de ce scrutin sur toute l’étendue de la République. Dans leur déclaration lue devant la presse, mardi 17 janvier, par le député Jean-Baudouin Idambito Bakaato, ils en appellent à des concertations politiques en vue de trouver des solutions appropriées aux différentes questions qui bloquent aujourd’hui «la marche normale du pays».

Ces députés estiment que ces élections manquent de crédibilité, à cause «des irrégularités et des fraudes massives».

Ils se disent soucieux «de sauver le pays du déchirement politique aux conséquences incalculables et susceptibles de le conduire dans un chaos sans précédent».

Pas d’unanimité

Pour le président national de l’Union pour le développement du Congo (UDCO), Banza Mukalay, «l’annulation des élections législatives risquent de plonger le pays dans le chaos».

«Ceux qui aiment le pays doivent mettre un peu de l’eau dans leur vin pour que le dialogue s’engage à partir des élections qu’on vient d’avoir. C’est-à-dire à partir des élus», a-t-il affirmé, sans préciser sur quoi pourrait porter ce dialogue.

Au cours d’une cérémonie d’échange des vœux organisé au sein du directoire de son parti à Lubumbashi (Katanga), il a estimé que les propos de certaines personnalités, ONG et regroupements politiques demandant l’annulation des élections législatives sont «irresponsables».

«Chacun donne ses résultats dans la rue. Chacun a son ONG et recherche une place. Si on veut partir du néant, on risque de ne jamais s’entendre», a-t-il indiqué.

S’interrogeant sur les critères qui seront pris en compte pour l’organisation de nouvelles élections, Banza Mukalay a soutenu «qu’il faut tirer les leçons d’aujourd’hui pour que demain soit meilleur».

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