Législatives-RDC : la Majorité présidentielle en tête des résultas provisoires

Un enfant additionne les résultats de la présidentielle du 28 novembre (Matadi, Bas-Congo). Radio OkapiUn enfant additionne les résultats de la présidentielle du 28 novembre (Matadi, Bas-Congo). Radio Okapi

Un enfant additionne les résultats de la présidentielle du 28 novembre (Matadi, Bas-Congo). Radio Okapi

Quatre cent soixante-quinze députés sur les cinq cents qui constitueront l’Assemblée nationale sont déjà connus. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a publié mercredi 1er février les derniers résultats partiels des élections législatives. Hormis les indépendants et les partis qui ont livré un, deux, trois ou quatre députés à la Majorité présidentielle (MP), cette plateforme compte déjà deux cent cinquante députés environ. L’opposition, de son côté, a obtenu plus d’une centaine de sièges.

Les derniers résultats de la Ceni ont concerné les circonscriptions électorales suivantes :

  • Lukunga (Kinshasa)
  • Mont-Amba (Kinshasa)
  • Tshangu (Kinshasa)
  • Popokabaka (Bandundu)
  • Kongolo (Katanga)
  • Rutshuru (Nord-Kivu)
  • Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental)

Ces résultats placent le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), proche de Joseph Kabila, en tête avec 63 élus. L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’Etienne Tshisekedi vient en deuxième position avec 41 sièges, suivie du PPPD avec 30 députés et le Mouvement social pour le renouveau (MSR), 28. Le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), de l’opposant Jean-Pierre Bemba, a recueilli 22 sièges et occupe la cinquième place. L’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe compte quant à elle 17 élus.

Le vendredi 16 janvier, lors de la publication d’autres résultats partiels, le président de la Ceni, Daniel Ngoy Mulunda, a proposé à la Cour suprême de justice (CSJ) d’annuler les élections dans certaines circonscriptions « affectées par des violences ». Il s’agit de:

  • Kiri dans le Bandundu
  • Ikela à l’Equateur
  • Punia au Maniema
  • Masisi au Nord-Kivu
  • Kole et Lomela au Kasaï-Oriental
  • Demba au Kasaï-Occidental

Rejet de l’opposition

«Ce sont des nominations procédées par M. Ngoyi Mulunda et son équipe. C’est très dangereux pour la marche de la démocratie dans notre pays », a déclaré le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecide), Martin Fayulu, membre de l’opposition.

Selon lui, ces «nominations» auront des « impacts sérieux» dans le déroulement des travaux à l’Assemblée nationale.

«Ces partis vont se targuer d’être de grand partis au sein de l’Assemblée. Le peuple congolais n’a pas besoin de ça », a-t-il ajouté.

Le président de l’Ecide s’est interrogé aussi sur la constitution de certains partis membres de la MP citant nommément le PPPD et le MIP qui « se sont enregistrés à la veille des élections ».

Martin Fayulu craint que cette situation décourage les Congolais pour les prochaines échéances électorales.

Satisfaction de la MP

Jean-Pierre Lihau, membre de la cellule de communication de la MP remercie les Congolais qui, selon lui, mettent à la disposition de Joseph Kabila un moyen de bien gouverner.

Il affirme que la MP compte plus de 340 députés à la nouvelle Assemblée nationale mais respecte les 120 députés de l’opposition qui joueront leur rôle républicain.

Jean-Pierre Lihau appelle les députés de la MP à se mobiliser pour aider le chef de l’Etat à poursuivre sa mission du relèvement économique, de la modernisation du pays et de grandes reformes sociales.

Les conséquences du boycott de l’UDPS

Affirmant “être officiellement entré en fonction”, vendredi 20 janvier, le président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, avait annoncé l’annulation des élections législatives.

Le secrétaire général du parti avait confirmé la position, indiquant que les élus UDPS ne participeraient pas à la nouvelle Assemblée nationale.

Pour Tshibangu Kalala, Professeur du droit constitutionnel à l’Université de Kinshasa (Unikin), le problème ne se pose pas sur le plan juridique au regard de l’article 118 de la constitution de la République.

En effet, l’article 118 de la constitution stipule que l’Assemblée nationale et le Sénat ne siègent valablement qu’à la majorité absolue des membres qui les composent.

«Sur le plan politique, si le principal parti de l’opposition refuse de siéger à l’Assemblée nationale pour des raisons qui lui sont propres, ça montre qu’il y a crise politique », a ajouté le professeur Tshibangu Kalala.

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