La société civile du Katanga demande la création d’un tribunal économique international

Des creuseurs dans une mine artisanale de cassitérites, Sud Kivu, 2006.Des creuseurs dans une mine artisanale de cassitérites, Sud Kivu, 2006.

Des creuseurs dans une mine artisanale de cassitérites, Sud Kivu, 2006.

Le président du cadre de concertation de la Société civile de Katanga, Jean-Pierre Muteba a plaidé samedi 17 mars pour la création d’un tribunal pénal international dont la mission sera de réprimer les crimes économiques. Il l’a fait au cours d’une réunion organisée par la société civile pour saluer la condamnation de Thomas Lubanga par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes de guerre. Pour Jean-Pierre Muteba, un tribunal économique permettrait de décourager les pillages des richesses de la RDC.

« Toutes ces guerres que nous avons connues, tout ce que les Thomas Lubanga et d’autres ont fait, c’est pour l’exploitation et l’accès aux ressources naturelles », affirme-t-il.

Ex-seigneur de guerre de l’Ituri, Thomas Lubanga a été reconnu coupable de crimes de guerre par la Cour pénale internationale pour avoir enrôlé dans sa milice de l’UPC des enfants de moins de 15 ans qu’il utilisait comme des combattants pour contrôler les zones minières de l’Ituri. Le procureur de la CPI a requis une peine de 30 ans de prison contre lui.

Jean-Pierre Muteba pense que l’existence d’un tribunal qui réprimera les crimes économiques permettrait de « poursuivre tous ceux qui, à un moment ou à un autre, ont compromis l’intérêt du pays, en vendant un titre, des actions, des parts, ou en permettant aux armées étrangères à accéder à nos ressources de manière illégale».

Il soutient qu’« un tribunal pour juger des crimes économiques pourrait aider le pays davantage à être un pays respectable où les gens ont peur du bien public ».

Le responsable de la Société civile demande aussi l’exploitation des rapports qui existent, dont celui du mapping des Nations unies, pour identifier les responsables de ces pillages au niveau national et international. Ces personnes pourraient être poursuivies devant le tribunal dont il demande la création.

Jean-Pierre Muteba considère que les pillages des ressources naturelles de la RDC sont des actes aussi condamnables que « des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ».

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