Nord-Kivu: Julien Paluku nie la chute de certaines localités aux mains des insurgés

Les populations fuyent leurs villages à cause des combats entre les FARDC et les groupes rebelles à Sake au Nord-Kivu le 30 avril 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a rejeté des informations selon lesquelles les insurgés ont pris le contrôle de plusieurs localités de cette province. Intervenant au cours du magazine Dialogue entre Congolais de Radio Okapi, il a déclaré que les militaires indisciplinés n’occupent pas de villages.

« Ils y étaient déployés comme unités des FARDC.  Et, lorsqu’à un moment donné, ils se considèrent comme appartenant à une aille quelconque, on ne peut pas dire qu’ils ont pris ces localités (…) C’est ça la vérité que je dois restaurer », a affirmé Julien paluku.

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Les affrontements  entre les Forces armées de la RDC et les mutins issus de l’ancienne faction rebelle du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) commandés par le général Bosco se sont poursuivis, lundi 30 avril, dans plusieurs localités des territoires de Masisi et de Walikale (Nord-Kivu).

Les notables de la région ont indiqué que les rebelles proches du général des Forces armées de la RDC, Bosco Ntaganda, ont contrôlé depuis lundi 30 avril à l’aube plusieurs localités du territoire de Masisi dont Karuba située à 37 km au Nord-Ouest de Goma sur la route de Mushaki (Nord-Kivu).

Ils avaient établi leurs états-majors à Kingi et Kibati, sur la route de Kitshanga, à plus ou moins 10 km de Saké, ont ajouté ces sources.

Depuis samedi 28 avril, les mutins contrôlent les localités de:

  • Muheto
  • Mushaki
  • Buku
  • Kitshanga
  • Bwiza
  • Nyamitaba
  • Kirolirwe
  • Kabati
  • Mukambi
  • Murambi
  • Misumbala
  • Luhunga
  • Mwesso

Le vice-président de la société civile du Nord-Kivu, Omar Kavota, a soutenu que ces localités sont désormais sous le contrôle de troupes rebelles car elles n’obéissent plus à la hiérarchie des FARDC.

Au cours de la même émission, il a affirmé :

«Il y a des localités qui sont aujourd’hui sont contrôle des éléments ex-CNDP fidèle au général Bosco Ntaganda. Il y a aussi d’autres localités qui sont contrôlées par d’autres groupes armés, comme les APLCS dans certains endroits de Masisi. Dans certaines entités, les insurgés ont même instauré une administration parallèle.»

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Sur le terrain, la situation humanitaire est préoccupante, à la suite des combats, qui ont opposé, lundi, l’armée régulière à des déserteurs des FARDC, fidèles au général Bosco Ntaganda. Des centaines de familles de la chefferie de Bahunde dans le Masisi ont quitté leurs villages.

Des témoins ont affirmé  avoir observé un flux important des populations en provenance de Mushaki, Karuba, Ruvunda, Matanda, Kingi, Kibati et Rubaya. Ces déplacés qui continuent à arriver, s’installent, les uns à Sake, les autres à Mugunga et Goma.

La plupart de ceux qui sont à Goma traversent la frontière congolaise pour se réfugier à Giseyni, au Rwanda.

Le gouvernement provincial s’est réuni, le même lundi, en conseil extraordinaire pour se pencher sur la situation qui prévaut actuellement dans les territoires de Masisi et Walikale.

Il a appelé la population locale au calme, « car la situation reste sous contrôle des FARDC », a indiqué son porte-parole, Adele Bazizane.

Un comité de crise vient d’être mis sur pied pour élaborer urgemment un plan de contingence, a-t-elle poursuivi.

Cette même situation est vécue dans le territoire de Walikale où les hommes de Cheka ont pris le contrôle des localités de Luvungi, Mpofi et Kibua.

La communauté humanitaire, de son côté, a déclaré avoir engagé des discussions avec les autorités provinciales pour prendre les mesures devant les aider à répondre aux besoins des populations déplacées.

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