Sud-Kivu : les rescapés de l’incendie de Sange réclament toujours leurs indemnisations

Des corps calcinés des victimes de l’incendie d’un camion citerne contenant du carburant. Le drame a causé la mort de plus de 300 personnes dans la cité de Sange au Sud-Kivu, le 2 juillet 2010.

Plus de 300 rescapés et membres de familles des victimes de l’incendie de Sange survenu au mois de juillet 2010 dans cette cité du Sud-Kivu, réclament leur indemnisation par la Société nationale d’assurance (Sonas). Ces victimes ont exprimé leur mécontentement dans une lettre adressée aux autorités territoriales d’Uvira, le lundi 3 septembre. Le fondé de pouvoir et chef d’agence adjoint de la Sonas/Uvira leur demande de patienter.

Le camion citerne rempli de carburant responsable du sinistre survenu en 2010 appartient à une entreprise kenyane. La Sonas dit attendre les conclusions de la réunion tenue le 20 août dernier avec les représentants du marché commun de l’Afrique australe (Comesa), dont les deux pays font partie,  pour indemniser les victimes.

Les rescapés, les veufs, les veuves et les orphelins des victimes de l’incendie de Sange affirment avoir signé des contrats de transaction en 2010 auprès de la Sonas. Ces contrats stipulaient que la société devait les dédommager. Mais deux ans après la tragédie, rien n’est fait.

«Ces transactions stipulaient que la Sonas devait nous payer endéans deux semaines. Curieusement nous sommes en 2012, nos droits n’ont pas encore été payés. Nous n’avons pas d’écho. On ne sait pas à qui s’adresser pour réclamer nos droits. Si la Sonas  fait la sourde d’oreille, nous nous réservons le droit de procéder par toute voie  pour réclamer nos droits “, déclare Jean Masemo Bubege, le porte-parole des victimes de l’incendie de Sange.

Il affirme qu’en ce début de l’année scolaire, cette indemnisation leur aurait permis de subvenir aux besoins de leurs enfants notamment la préparation de la rentrée scolaire.

Le chef d’agence adjoint de la Sonas/Uvira a appelé ces ayants droits à la patience. Il a expliqué que la Sonas doit s’imprégner des conclusions de la dernière réunion tenue avec le Comesa. Celui-ci est le seul responsable dans leur indemnisation, étant donné que l’incident s’est déroulé en RDC mais qu’il a été causé par une entreprise étrangère, dont le pays, le Kenya est membre du Comesa, tout comme le Congo, explique-t-il.

Il leur a demandé, par le biais de la presse, d’éviter d’attaquer aux véhicules de la Sonas comme cela a été le cas, le 2 juillet dernier, dans la plaine de la ruzizi.

L’incendie de Sange avait fait plus de 300 morts. 

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