Pourparlers de Kampala: le gouvernement et le M23 adoptent quatre points de l’ordre du jour

(De g.à.d) Abbé Appolinaire Malu Malu, chef des experts et Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères de la RDC et chef de la délégation du gouvernement aux pourparlers avec le M23. (Décembre 2012)

Les pourparlers entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23 ont repris, vendredi 11 janvier à Kampala, après leur suspension en décembre pour cause des festivités de fin d’année et le blocage lié à la question de la signature du cessez-le-feu. Au cours de la séance de vendredi, quatre points qui doivent constituer l’ordre du jour du dialogue ont été adoptés. Il s’agit de l’évaluation de l’accord de paix du 23 mars 2009 conclu par le gouvernement et l’ex-rébellion du CNDP ; des questions sécuritaires ; des questions sociales, politiques et économiques ainsi que du mécanisme de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation de l’accord de Kampala.

A l’issue de la plénière, le facilitateur, ministre ougandais de la Défense, Crispus Walter Kiyonga,  s’est dit confiant en l’avenir:

«Les deux parties sont effectivement engagées dans le dialogue. On a presque finalisé l’ordre du jour. Il y a quelques virgules, quelques points qu’il faudrait ajuster. Mais, nous allons finaliser et signer cet ordre du jour. Ce qui reste ne constitue pas des  points importants.»

Les discussions sur cet ordre du jour avaient bloqué pendant cinq jours les pourparlers, avant leur suspension le 21 décembre dernier pour les festivités de fin d’année. Le M23 exigeait du Gouvernement la signature d’un cessez-le-feu, ce à quoi ce dernier s’est opposé catégoriquement.

Mais, le 8 janvier, quatre jours après la reprise officielle du dialogue, le M23 avait annoncé un cessez-le feu unilatéral et promis de reprendre les discussions.

«Dès à présent, le M23 est prêt à poursuivre les négociations sur les points inscrits à l’ordre du jour »,  avait déclaré François Ruchogoza, chef de la délégation rebelle à Kampala, malgré l’absence d’un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement congolais.

Les rebelles du M23 ont obtenu des chefs d’Etat des Grands lacs ces discussions avec le gouvernement en contre partie de leur retrait de la ville de Goma qu’ils ont occupée pendant une dizaine de jours à la fin du mois de novembre 2012.

Constitué des membres de l’ancienne rébellion du CNDP, le M23 avait occupé plusieurs localités du Nord-Kivu ainsi que la ville de Goma après une offensive lancée le 17 novembre. Ils s’y sont retirés sur recommandation des pays des Grands lacs.

Au début de leur mouvement, les rebelles réclamaient l’application de l’accord du 23 mars 2009 signé par le gouvernement et l’ancienne rébellion du CNDP. Mais après l’offensive contre Goma, ils ont ajouté à cette revendication des questions politiques et sociales.

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