RDC: « L’entourage de Laurent Kabila n’avait pas compris sa vision », affirme Jean-Baptiste Sondji

Mausolée Laurent Désiré Kabila. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

16 janvier 2001-16 janvier 2013, cela fait douze ans que Laurent-Désiré Kabila a été assassiné au palais de marbre à Kinshasa par l’un de ses gardes du corps. Il est devenu le troisième président de la RDC après avoir renversé le maréchal Mobutu du pouvoir en 1997. Un de ses collaborateurs, Dr Jean-Baptiste Sondji estime que LD Kabila avait été trahi par son entourage « qui n’a pas du tout compris sa vision jusqu’à maintenant ».

Ancien ministre de la Santé publique de Laurent Désiré Kabila, Dr Sondji affirme que l’ancien président avait une vision pour transformer la RDC. « Ce qu’on peut retenir de lui ce qu’il était un grand patriote qui avait une grande vision pour le pays et un grand esprit d’indépendance », soutient-il.

Jean-Baptiste Sondji reconnaît cependant que Laurent Désiré Kabila a commis quelques erreurs qui ont précipité sa mort :

« Il a laissé infiltrer dans le système beaucoup de gens qui ne partageaient pas le même point de vue [que lui]. Il n’a pas tenu compte de l’environnement local. (Il n’y pas eu) une évaluation correcte des rapports des forces sur le plan international.»

La même source raconte avoir connu « M’zee » [surnom de l’ancien président] pendant qu’il était étudiant en Europe. «Il était parmi la résistance résiduelle que Mulele avait déclenchée», rappelle-t-il.

La guerre qui a conduit à la chute du régime Mobutu avait éclaté en octobre 1996 à partir du Kivu. Elle était menée par de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) dont Laurent Désiré Kabila était le porte-parole.

« C’est en janvier [1997] qu’un émissaire a été envoyé pour essayer de me convaincre d’être l’antenne de ce mouvement à Kinshasa, jusqu’au moment où ils sont arrivés ici. J’ai rencontré M’zee le jour où on a été nommé au Gouvernement », poursuit le docteur Sondji.

Le président Laurent Désiré Kabila a été assassiné le 16 janvier 2001. Une trentaine personnes avaient été condamnées à mort, au terme d’un procès fleuve. Mais, dans le verdict, le juge avait affirmé que des zones d’ombres persistaient et des enquêtes devraient se poursuivre à ce sujet.  C’est pourquoi un autre ancien collaborateur de l’ancien président, Mwenze Kongolo, avait réclamé, en janvier 2012, la réouverture de ce procès dont il dit qu’«il y avait plus de sentiments personnels que l’envie de chercher la vérité».

Après sa mort, Laurent Désiré Kabila a été proclamé Héros national. Son fils Joseph Kabila lui a succédé au pouvoir.

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