Kinshasa: pas de liberté provisoire pour le journaliste Diana Gikupa détenu au CPRK

Diana Gikupa, Directeur de rédaction au quotidien.

Le directeur de publication  du journal La Colombe, Joachim Diana Gikupa, restera en  détention jusqu’à la fin de l’instruction du procès en appel qui l’oppose à Tian Cheng, homme d’affaire chinois responsable du centre hospitalier Gen Taï de Kinshasa. C’est ce qui ressort de l’audience du Tribunal de grande instance de la Gombe tenue vendredi 22 février en déplacement à la prison de Makala. Le tribunal a rejeté la demande de mise en liberté provisoire introduite par la défense.

Les juges se sont donnés deux semaines pour instruire la requête et d’en examiner la faisabilité.

Joachim Diana, directeur de « La Colombe », un journal paraissant à Kinshasa,  a été arrêté et incarcéré à la Prison centrale de Makala en exécution d’un jugement rendu le 31 décembre 2012 par le tribunal de paix de Kinshasa/ Gombe.

Ce jugement le condamnait à six mois de prison et au paiement d’une amende de 20. 000 dollars américains  pour « imputations dommageables »  à l’endroit du centre hospitalier Gen Taï.

Les organisations professionnelles des médias s’étaient mobilisées pour exiger la libération du journaliste Joachim Diana Gikupa.

L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), Journaliste en danger (Jed), Freedom for journalist (FFJ) et l’Association des juristes (Acaj) s’étaient exprimé chacune à travers un communiqué.

L’UNPC s’était dite choquée par ces pratiques qui prennent de plus en plus racine en RDC, selon elle. Elle avait noté que cette arrestation va à l’encontre de l’option de la dépénalisation du délit de presse pourtant appliquée ailleurs.

Jed avait estimé que la double sanction infligée à Diana Gikupa -six mois d’emprisonnement et 20 000 dollars américains d’amende pour imputation dommageables  à l’endroit d’une firme chinoise installée à Kinshasa – est largement disproportionnée. L’organisation avait rappelé que le Premier ministre Matata Ponyo dans son programme d’action, avait annonçé la dépénalisation des délits de presse auxquels ne seraient appliquées que des peines d’amendes.

Freedom for journalist (FFJ) pour sa part, avait jugé déplorable qu’un journaliste soit arrêté, alors qu’il n’a fait que son travail qui consite à informer l’opinion.

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