Les travailleurs des Lignes aériennes congolaises s’opposent à la liquidation de leur entreprise

Aéroport de Ndjili

Les agents des Lignes aériennes congolaises (Lac) s’opposent à la liquidation de leur entreprise. Au cours d’une tribune populaire organisée ce dimanche 5 mai au siège de l’ONG la Voix des Sans Voix (VSV) à Kinshasa, ils ont estimé que cette liquidation dont le processus est en cours coûterait plus cher à l’Etat congolais que la relance de la société.

Le ministre des Transports, Justin Kalumba, a annoncé le 17 avril dernier au Sénat qu’une nouvelle compagnie aérienne nationale qui doit remplacer les Lignes aériennes congolaises est actuellement en gestation.

« Nous sommes certains que relancer les Lac – et nous en avons les preuves- va coûter moins cher par rapport à sa liquidation », soutient, pour sa part, Sylvain Makyese, président de la délégation syndicale nationale de l’entreprise, rappelant qu’une liquidation « a toujours un coût social ». « On va mettre dans la rue  plus de 10 000 âmes, ce n’est pas normal », dénonce-t-il.

A en croire le syndicaliste, la relance des Lac dépend de la « volonté politique ». « Pour relancer Lac, soutient-il, il faut la volonté politique et pas autre chose parce que les partenaires arrivent, ils demandent à nous aider avec leurs moyens et des avions mais malheureusement on s’est toujours buté à un refus du gouvernement ».

Cependant, Sylvain Makyese affirme qu’en cas de liquidation, les travailleurs doivent être associés aux discussions.

« Vous voulez le faire, associez-nous à toutes les étapes. Nous allons évaluer », plaide le syndicaliste. « Malheureusement, poursuit-il, il [le gouvernement] commence à le faire en dehors de nous. Qu’est-ce qu’on cache ? ».

La liquidation d’une société est une opération qui consiste à transformer en argent les éléments de l’actif et à payer les dettes sociales de la société, afin d’en apurer le patrimoine.

Lac est la société publique congolaise de transport aérien. Elle a été créée en 1961. Mais depuis environ deux décennies, l’entreprise connaît des difficultés de fonctionnement. Ses agents enregistrent plus de 200 mois d’arriérés de salaire. La dette sociale de l’entreprise est évaluée à environ 120 millions de dollars américains.

Ne disposant plus d’avions qui assure le trafic aérien depuis quelques années, Lac a vu son activité se réduire à la location de ses droits de trafic.

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