La Monusco accuse le M23 de tueries, pillages et enrôlements forcés au Nord-Kivu

La mission des Nations unies en RDC accuse la rébellion du M23 de commettre des exactions contre les populations civiles dans plusieurs localités du territoire de Rutshuru. Le porte-parole militaire de la Monusco, colonel Félix Basse, a déclaré le mercredi 26 juin que le mouvement rebelle s’est rendu coupable ces derniers jours de tueries, pillages et enrôlements forcés des jeunes.

Réagissant aux attaques dont il fait l’objet de la part d’autres groupes armés, a indiqué l’officier onusien, le M23 mène régulièrement des opérations de bouclage et de ratissage au cours desquelles des arrestations arbitraires, des meurtres et des harcèlements contre les civils suspectés de collaborer avec ces milices sont commis.

Selon le porte-parole militaire de la Monusco, entre le 16 et le 19 juin dernier, les éléments du M23 ont exécuté vingt-six  agriculteurs « suspectés à tort » de collaborer avec des groupes armés, au cours de leurs opérations de bouclage et de ratissage conduites dans les localités de Busanza et de Jomba.

Deux jours après, a-t-il poursuivi, deux rebelles du M23 ont été tués et six autres blessés au cours des accrochages avec les Maï-Maï Nyatura dans le quartier Kirohero, à 2 km au Sud de Rutshuru-centre.

Le même jour, les éléments du M23 qui commettaient des pillages dans le village Kanyaruchinya ont également fait usage de leurs armes et blessé grièvement un  civil.  Alertées, les troupes de la Monusco présentes dans la zone auraient des patrouilles motorisées, dans le but de dissuader les pillards, rassurer et protéger les populations civiles.

Toujours selon le colonel Félix Basse, un rebelle du M23, en état d’ébriété, a tué le 22 juin un prêtre et un autre combattant de sa rébellion.

Le même jour, les patrouilles du poste opérationnel de la Force de la Monusco de Nyabiondo ont assuré la sécurité d’environ cinq cents (500) individus qui s’étaient rendus au marché hebdomadaire de cette localité.

La Monusco accuse également le M23 d’enrôlement forcé des civils dans le territoire de Nyiragongo.

Entre les 17 et 23 juin 2013, la rébellion a enrôlé par force 23 civils dans cette région. Ces personnes ont ensuite été transférées à Rumangabo pour la formation militaire, indique la même source.

A en croire la mission onusienne, le commandement du M23 a instruit tous les chefs des groupements et localités du territoire de Nyiragongo, d’envoyer chacun un quota obligatoire de 20  jeunes hommes pour la formation militaire.

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