La RDC respecte bien ses engagements d’Addis-Abeba, estime François Muamba

François Muamba, coordonnateur du mécanisme national de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La République démocratique du Congo (RDC) a bien respecté ses engagements pris dans le cadre de l’accord d’Addis-Abeba pour la paix dans la région des grands Lacs, a affirmé dimanche 4 août, le coordonnateur du mécanisme de suivi de cet accord, François Muamba. Au terme des missions effectuées au siège des Nations Unies à New-York pour évaluer cet accord, il estime que la « délégation congolaise a été comprise lors de ces ballets diplomatiques ».

« En ce qui concerne l’aspect sécuritaire, tout le monde peut constater qu’aujourd’hui, à la faveur de l’ensemble de mesures qui ont été prises ces derniers temps, l’armée congolaise se comporte sur le plan professionnel et éthique d’une manière qui correspond à ce que nous avions pris comme engagement à Addis-Abeba », déclare François Muamba.

Signé dimanche 24 février 2013 par onze pays africains, l’accord-cadre d’Addis-Abeba vise le retour de la paix dans la région des Grands Lacs et dans l’Est de la RDC en proie à des groupes armés nationaux et étrangers. Les chefs d’État de Grands Lacs s’étaient engagés à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des pays voisins ; et à ne pas soutenir, de quelque façon que ce soit, les groupes armés.

Cet accord exigeait au gouvernement de la RDC de poursuivre et d’approfondir les réformes du secteur de la sécurité, en particulier en ce qui concerne l’armée et la police ; à consolider l’autorité de l’État, en particulier dans l’est de son pays, et d’empêcher les groupes armés de déstabiliser les pays voisins.

François Muamba estime que la RDC a bien respecté ces engagements.

« Sur le plan politique, la nouvelle Ceni est  en place. S’agissant du suivi pour s’assurer de ce sur quoi nous nous sommes engagés, les choses avancent. Le président de la République a mis en place un mécanisme national. Dans le domaine du renforcement de la cohésion nationale, le président a déjà pris une ordonnance instituant ce cadre », explique François Muamba.

L’accord d’Addis-Abeba demandait en effet à la RDC de promouvoir les réformes structurelles des institutions de l’État, y compris la réforme des finances ; et de promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance, et de démocratisation.

Pour le coordonnateur national du mécanisme de suivi de l’accord d’Addis-Abeba, la mise en place d’une nouvelle structure dirigeante de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la convocation par le président Kabila des concertations nationales sont des preuves du respect de cet accord.

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