Massacre de Gatumba: les Banyamulenge du Burundi réclament des poursuites judiciaires

Un membre de la communauté Banyamulenge dans le plateau d’Itombwe, Sud-Kivu, 2006.

Le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo et  le président de l’assemblée provinciale, Emile Kadudu, se sont rendus le mardi 13 août au Burundi pour participer aux cérémonies de commémorations du 9e anniversaire du massacre de Gatumba. La mutualité banyamulenge du Burundi qui réclame des poursuites judiciaires contre les auteurs de ce massacre estime que 254 Congolais de la communauté Banyamulenge ont été tués dans le camp de réfugiés de Gatumba en 2004.

Au cours de la cérémonie qui s’est déroulée sur le site même du massacre, le président de la mutualité banyamulenge du Burundi, Gasore Mutanga, a dénoncé « la passivité » du gouvernement burundais et des Nations unies pour l’aboutissement des enquêtes menées après ce massacre.

Il a affirmé que les présumés auteurs de cette tuerie n’ont jamais été inquiétés au Burundi. Il demande au gouvernement congolais d’initier une requête de son côté pour poursuivre les criminels.

Le massacre de Gatumba a été perpétré par des hommes armés dans la nuit du 12 au 13 août 2004 dans ce camp où étaient réfugiés des Congolais ayant fui des combats entre la rébellion du RCD/Goma et des miliciens Maï-Maï dans les territoires d’Uvira et de Fizi au Sud-Kivu.

Un rescapé a raconté lors de la cérémonie de commémoration de ce mardi que les assaillants sont arrivés nuitamment de la brousse. Ils ont dépassé un premier camp où vivaient les réfugiés appartenant à d’autres communautés congolaises.

Arrivés au deuxième camp où vivaient essentiellement des réfugiés de la communauté banyamulenge, les assaillants auraient interdit aux occupants de sortir avant d’encercler le camp et d’ouvrir le feu sur les bâches.

La même source a indiqué que les hommes armés se sont ensuite introduits à l’intérieur des bâches pour exécuter les survivants à coup de machettes.

Dans un rapport publié en septembre 2004, Human Rights Watch accuse les rebelles burundais du Front National de Libération (FNL) d’avoir perpétré le massacre. L’ONG parle de 152 civils Congolais, « principalement Banyamulenge », tués.

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