RDC : plus de 30 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, selon l’Unicef

Approvisionnement en eau potable au bord du Lac Kivu, suite à la pénurie d’eau à Goma. Photos Monusco. Tony Ntumba.

En dépit de la richesse hydraulique et énergétique en RDC, plus de 30 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et 9% seulement de la population ont accès à l’électricité. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et la Commission congolaise d’aménagement du territoire l’ont révélé jeudi 20 mars dans un rapport publié à l’occasion de la journée internationale de l’eau. La Régie de distribution de l’eau (Regideso) et la Société nationale d’électricité (Snel) dépendent étroitement l’un de l’autre dans leurs productions.

En 2014, la journée mondiale de l’eau est placée sous le signe des liens entre eau et énergie. Cette problématique affecte même les pays riches en ressources hydrauliques comme la RDC.

Quand la Regideso affirme ne pas être en mesure de fournir de l’eau à la population faute d’électricité, la Snel, de son côté, justifie les coupures intempestives d’électricité de ces trois dernières années par la baisse du niveau d’eau du fleuve Congo.

A l’occasion du lancement du rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau vendredi à Tokyo, au Japon, l’Unesco a remarqué que l’interdépendance entre les fournitures d’eau et d’énergie électrique en RDC est commune à plusieurs régions du monde.

De ce fait, la croissance de la demande mondiale en énergie risque de peser davantage sur les ressources en eau, affirme l’Agence des Nations unies pour l’Education, le science et la culture.

Entre-temps, plus de 768 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable. Parallèlement, c’est 1,3 milliard de personnes qui ne sont pas raccordées à l’électricité et près de 2,6 milliards qui utilisent des combustibles pour cuisiner.

Le numéro un de l’Onu plaide donc pour que l’utilisation de l’eau pour produire et distribuer l’électricité soit plus équitable et efficace.

Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki Moon se dit en outre inquiet du changement climatique provoqué en grande partie par la production de l’énergie nucléaire et combustible, et qui risque d’accroitre les stress hydrique et la pénurie d’eau dans de nombreuses régions.

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