Kinshasa: plus de 2 000 expulsés de Brazzaville déjà transférés à Maluku

Les expulsés de Brazzaville dans leur nouveau site d’accueil aménagé à Maluku dans la périphérie est de Kinshasa, le 15 mai 2014. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

Le gouvernement de la RDC a transféré, en trois jours, environ 2000 expulsés de Brazzaville vers un centre de transit aménagé dans la commune urbano-rurale de Maluku (Kinshasa). Les responsables de la Direction générale des migrations (DGM) affirment que la majorité de ces personnes sont des femmes et des enfants, arrivés dans ce site de transit avec leurs bagages. C’est pour améliorer les conditions de ces refoulés que le gouvernement a décidé d’ouvrir «un site beaucoup plus approprié dans la commune de Maluku», a souligné le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Les sites de la maison communale de Kinshasa et du stade Cardinal Malula de la même commune avaient un problème d’espace.

«On nous a demandé de venir ici, mêmes ceux du Bas-Congo. Voilà, pourquoi nous sommes à Maluku», a témoigné une expulsée à Radio Okapi.

Dans la cour de ce site de Maluku, on peut apercevoir des valises, des casseroles et autres stencils de cuisine entassés sous les abris et les gens qui circulent dans tous les sens. Les enfants jouent au moment où leurs parents réfléchissent sur leur sort.

«Que peut-on faire ? Faut-il abandonner ces enfants ? Que le gouvernement fasse quelque chose pour nous. Faut-il jeter ces enfants ?», s’est interrogée une femme sur place.

Ces expulsés de Brazzaville reconnaissent cependant que le site de Maluku est mieux que celui du stade Cardinal Malula, où ils étaient exposés aux intempéries et autres maladies :

«Nous vivons mieux que la bas, où on dormait dans la saleté et avec les moustiques».

Au site de Maluku, la Croix-Rouge a aménagé deux grands hangars et des tentes. Mais elles restent insuffisantes vu le nombre de personnes. En outre, depuis trois jours, les expulsés disent être dans la difficulté de manger convenablement.

«Ce que nous avons reçu de Ledya ne saura suffir car si on donne aux uns, ça créera des frustrations chez les autres», a expliqué Djimmy Masuengele, cadre de la Croix-Rouge de la RDC.

Une clinique mobile est installée, depuis mercredi dernier, pour une assistance médicale dans ce site, où les personnes vivent dans une promiscuité totale.

Des expulsés bloqués à Mbandaka

Beaucoup d’expulsés ont déjà commencé à regagner leurs provinces d’origine, notamment ceux du Bandundu et du Bas-Congo. Mais les ressortissants de l’Equateur attendent toujours une aide de leur gouvernement provincial.

Ceux qui ont quitté Kinshasa avec leurs propres moyens sont toujours bloqués à Mbandaka. Ils y vivent difficilement et affirment être abandonnés à leur sort, alors qu’ils souhaitent regagner leurs milieux d’origine. Ces gens disent manquer les moyens de poursuivre leur voyage.

Ils appelent les autorités de la province à faire de leur mieux pour leur permettre d’arriver dansleurs villages respectifs.

De son coté, le commissaire provincial aux Actions humanitaire à l’Equateur indique que ses services, en partenariat avec la mairie de Mbandaka, ont aménagé un site dans les installations du service des travaux publics pour accueillir ces expulsés. Il dit attendre les moyens pour permettre à ces refoulés de Brazzaville de regagner leurs milieux d’origine.

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