Katanga: les bantous et les pygmées appelés à la réconciliation à Nyunzu

Une famille de pygmées dans un centre des Refugiés de Dongo(RDC) à Betou(RCA) le 18/11/2009. Ph. Don John Bompengo

Le général-major Jean-Claude Kifwa, commandant de la deuxième zone de défense regroupant la province du Katanga et celles des deux Kasaï, appelle les communautés bantous et pygmées de Nyunzu d’arrêter les hostilités et de dialoguer au lieu de recourir aux armes  blanches.

Cet officier des Forces armées de la RDC (FARDC) a lancé cet appel, mercredi 6 mai, dans un entretien accordé à Radio Okapi au lendemain des échauffourées entre les deux communautés dans cette cité, située à près de 191 km de Kalemie (Katanga).

Ces conflits ethniques ont causé la mort de six personnes et le déplacement de la population.

«Moi, je conseille aux  uns et aux autres de dialoguer, de contacter l’autorité de l’Etat qui est représentée. Il y a un administrateur  du territoire et ses  adjoints. Les organes de l’Etat sont là», a souligné le général-major Jean-Claude Kifwa.

Pour cet officier supérieur, les FARDC sont prêtes à appuyer la police afin de restaurer l’autorité de l’Etat dans cette partie de la province du Katanga, en proie aux conflits communautaires.

«C’est vrai  que jusque-là, ce n’est pas encore un problème militaire. Mais, l’armée reste aux  aguets. Faire la guerre, c’est facile mais conquérir la paix c’est difficile», a-t-il souligné.

Le général major Jean-Claude Kifwa a rappelé que personne n’a le droit de se faire justice s’il se sent lésé.

«Il y a la justice, il y a des services de l’Etat. Moi, je pense qu’il ne faut pas faire  recours  à la force pour se faire justice. Personne  n’est autorisé à se faire justice», a-t-il poursuivi.

Six personnes ont été tuées le 30 avril dernier après que des miliciens bantous du groupe dénommé «Eléments» ont incendié le camp de déplacés de Vumiliya 1, dans le territoire de Nyunzu.

A (re) Lire: RDC: plaidoyer pour la résolution du conflit entre bantous et pygmées dans le Tanganyika

Les autorités locales ont, par la suite, décidé de relocaliser ce camp qui abrite environ 3 000 déplacés parmi lesquels les bantous et les pygmées.

«On était inquiet lorsqu’il y avait un groupe de jeunes gens avec des armes blanches  qui sont allés encercler le quartier général de la Monusco du contingent béninois sur  place. On est intervenu en appui à la police qui est sur place parce que la situation débordait  déjà, on a eu à maitriser [la situation] », a déclaré le commandant de la deuxième zone de défense.

Il a par ailleurs promis de renforcer la présence militaire dans cette région :

«Nous allons marquer maintenant une  présence militaire dans cette partie pour que ce genre de situation ne puisse pas dégénérer».

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