Sorti de prison, Jean-Bertrand Ewanga appelle à l'alternance démocratique

Jean-Bertrand Ewanga Isewanga Iwoka, secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise(UNC) un parti de l’opposition congolaise le 10/08/2015 à Kinshasa lors d’un point de presse. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Libéré il y a dix jours de la prison de Makala où il a purgé une peine de douze mois pour offense au chef de l’Etat, le secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Jean-Bertrand Ewanga, a appelé lundi 10 août à l’alternance démocratique en RDC. Au cours d’un point de presse à Kinshasa, il a aussi évoqué ses conditions de détention à la prison de Makala qu’il qualifie de «mouroir».

«Ce point de presse intervient plus de 10 jours après que j’ai totalement purgé la peine injuste qui m’a été infligée sans motif valable dans le but d’intimider l’opposition et tout notre peuple dans son combat pour l’alternance pacifique et démocratique qu’impose la Constitution et les lois de la République», a affirmé Jean Bertrand Ewanga qui se dit calme et serein après sa libération.

Le secrétaire général de l’UNC indique que la dynamique pour l’unité d’action de l’opposition, plate-forme à laquelle appartient l’UNC son parti, va accentuer la pression qu’elle exerce déjà sur le pouvoir en place pour que le pays accède à la culture d’alternance démocratique.

«Cette alternance ne peut être ni retardée, ni reculée, encore moins négociée par qui que ce soit. Elle s’impose à tous comme un impératif à intégrer dans nos mentalités et une contrainte sociale émanant de la volonté souveraine de notre peuple qui est déterminée à user des prérogatives constitutionnelles pour remplacer le régime en place», a estimé Jean-Bertrand Ewanga.

Selon lui, cette alternance doit se concrétiser à travers la tenue, dans les délais constitutionnels, de l’élection présidentielle libre et transparente.

Jean-Bertrand Ewanga a aussi dénoncé la convocation d’une deuxième session extraordinaire au Parlement, en violation, dit-il, de certaines dispositions de la Constitution, sans les citer.

Il a également déploré le manque d’indépendance de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui favoriserait, selon lui, «une certaine classe politique».

Evoquant son séjour en prison, il a qualifié Makala de “mouroir” où se font “de violations manifestes du code pénal, promettant de publier un livre sur les conditions de vie dans cette maison carcérale.

Jean-Bertrand Ewanga a été arrêté en aout 2014, au lendemain d’un meeting populaire de l’opposition tenue à la place Sainte Thérèse à Kinshasa.​

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