L’électricité est un enjeu primordial en Afrique. Et dans l’immense bassin du Congo, la République démocratique du Congo a de grandes ambitions. Ce samedi 18 mai, Kinshasa a décidé de lancer la construction d’un troisième barrage, une étape supplémentaire vers la réalisation du projet Grand Inga. L’impact humain et environnemental sera minime, affirment les autorités, mais pour les environnementalistes, il est déjà trop lourd.
Les barrages hydro-électriques d’Inga sont un héritage de projets belges lancés à l’époque coloniale, et repris par le président Mobutu Sese Seko dans le cadre de sa politique de grands travaux. Construits avec une aide belge et internationale, Inga I a été mis en service en 1973 et Inga II en 1981. La pose de la première pierre d’Inga III est désormais prévue pour octobre 2015. Quant aux cinq autres barrages qui viendront compléter le projet Grand Inga, appelé à devenir la centrale électrique de tout le continent, du Caire au Cap, ils ne sont actuellement qu’au stade de projet.
A la veille d’un voyage d’étude sur le site d’Inga, Rudo Sanyanga, directrice des programmes Afrique d’International Rivers, brosse un tableau alarmant de la situation. Sur place, elle doit rencontrer les autorités et les représentants d’autres ONG. Nous la retrouverons à son retour, en juin, pour un bilan concret et actualisé. Lire la suite sur tv5.org








