Des structures de la société civile du territoire d’Aru ( Ituri) dénoncent des incursions répétées d’hommes armés en provenance du Soudan du Sud dans plusieurs villages de la chefferie de Kakwa. Dans un rapport publié mercredi 13 mai, elles font état de pillages, d’enlèvements, de meurtres et de graves violations des droits humains.
Ces organisations appellent au déploiement urgent des Forces armées de la RDC (FARDC) afin de sécuriser les populations vivant le long de la frontière.
Selon les acteurs locaux, les premières attaques ont été enregistrées entre le 26 et le 29 avril 2026 dans plusieurs villages du groupement Rumu, en chefferie de Kakwa. Les assaillants auraient pillé du bétail, des produits agricoles, des matelas ainsi que divers biens des ménages, avant de torturer plusieurs habitants.
L’Association des jeunes chrétiens, active dans la région, rapporte également cinq cas de violences sexuelles. Les victimes sont actuellement prises en charge à l’hôpital général d’Adi.
Prises d’otages et déplacements de populations
Dans la nuit du 1er au 2 mai, un autre groupe d’hommes armés a effectué une nouvelle incursion dans la même entité coutumière. Cinq personnes, dont deux fillettes, auraient été prises en otage.
Des responsables sanitaires de la zone de santé d’Adi évoquent aussi des actes de torture et des traitements inhumains infligés à plusieurs civils. Face à cette insécurité, plus d’une centaine d’habitants ont fui leurs villages proches de la frontière avec le Soudan du Sud pour rejoindre des zones jugées plus sûres.
Un groupe armé identifié sous le nom de « AIO »
D’après des sources coutumières locales, les hommes armés impliqués dans ces attaques seraient plus d’une centaine, répartis en plusieurs groupes connus sous le nom de « AIO ».
Jusqu’à ce mercredi 13 mai, l’administrateur du territoire d’Aru n’a pas encore réagi à ces accusations.







