Revue de presse de ce jeudi 30 juillet 2026
À la Une de la presse nationale ce jeudi matin : le processus de paix dans l'Est avec la réaction de Kigali au protocole sur le désarmement des FDLR et la contestation de l’opposition politique autour de la loi sur le referendum.
Au sujet de la signature du protocole d’engagement des FDLR pour leur désarmement, démobilisation, cantonnement et dissolution, La Tempête des Tropiques souligne le contraste entre la satisfaction de Kinshasa et le rejet du ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, qui qualifie ce texte de « manœuvre dilatoire ».
"Il s'agit donc ici d'une grossière manipulation de Kinshasa et de ses suppôts, d'une manœuvre dilatoire de la RDC pour essayer de s'extirper de son obligation sécuritaire principale qui, selon le Concept des Opérations (CONOPS) et son Ordre Opérationnel (OPORD), devait être accomplie dans une période de 90 jours", afffirme le ministre rwandais sur son compte X.
Infos 27 revient sur les déclarations du ministre de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni, confirmant la signature d'un protocole dans lequel la rébellion s'engage au désarmement, au cantonnement et à sa dissolution. Selon Infos 27, cette étape sous médiation américaine prive Kigali de son argument sécuritaire et place le gouvernement rwandais face à ses obligations de retrait.
La C64 rejette la décision de la Cour constitutionnelle validant la loi portant organisation du référendum.
Actualité.cd affiche à sa Une : « RDC : La coalition C64 rejette la décision de la Cour constitutionnelle sur la loi sur le référendum ». Le média en ligne indique que la plateforme d'opposition « Article 64 » conteste la conformité du texte et dénonce une décision visant à faciliter un glissement du calendrier électoral.
Sur le même sujet, 7sur7.cd note que des leaders d'opposition qui accusent la Haute Cour d'avoir ouvert la voie au changement de l'ordre constitutionnel.
Dans la même ligne, ajoute Le Potentiel, les opposants Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga qualifient cet arrêt de « nul et non avenu », estimant que l’instance judiciaire a été corrompue par le pouvoir en place. Les signataires du C64 dénoncent une « rébellion judiciaire » et accusent la Cour d’avoir commis une « haute trahison » envers le peuple congolais.







