Journée sans taxis-motos à Kindu contre les tracasseries policières

Les activités de transport en commun ont été perturbées ce lundi 5 octobre à Kindu, chef-lieu du Maniema. Les conducteurs de taxis-motos et de tricycles ont cessé leurs activités pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « tracasseries policières » sur les voies publiques.

Dès les premières heures de la matinée, les principales artères de la ville sont restées peu fréquentées par les taxis-motos, qui constituent l’un des principaux moyens de déplacement à Kindu. Quelques engins appartenant à des particuliers ont toutefois circulé.

Cette situation a compliqué les déplacements des habitants. Des élèves, étudiants, fonctionnaires et autres usagers ont dû parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leurs destinations.

Les motards réclament des réponses

Les conducteurs de taxis-motos affirment vouloir attirer l’attention des autorités provinciales sur les difficultés qu’ils disent rencontrer lors des contrôles effectués par les forces de l’ordre.

Ils demandent notamment des clarifications sur les pratiques de contrôle et conditionnent la reprise de leurs activités à la prise en compte de leurs revendications.

Cette cessation collective des activités intervient alors que le transport par motos occupe une place importante dans la mobilité quotidienne à Kindu.

Les responsables des structures de taxis-motos appellent les autorités provinciales et la Police nationale congolaise (PNC) à se pencher sur leurs revendications.

Jusqu’à la mi-journée, aucune réaction officielle des autorités provinciales ou de la PNC n’avait été enregistrée concernant ce mouvement de protestation.

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