Une déclaration a été faite hier mercredi par Jean-Marc Mukenyi, administrateur residant de Kamako, à la délégation mixte FARDC/PNC/MONUC. Cette délégation s’était déplacée en monitoring de routine. Pour elle, la réouverture de la frontière contribue à la libre circulation des personnes et évite l’enregistrement des cas d’insécurité vécus au niveau de la frontière, rapporte radiookapi.net
Située à moins de dix kilomètres de la frontière angolaise, la localité de Kamako dans le territoire de Tshikapa partage plusieurs points communs avec la province angolaise de Lunda Norte. La population en majorité Tchokwe de part et d’autre présente plusieurs points communs de culture. Elle pratique les activités agricoles dans les mêmes forêts alors que celles-ci appartiennent à deux pays souverains.
C’est pour permettre cette libre circulation des mouvements que le gouverneur de province, lors de son passage à Kamako en avril dernier avait promis de plaider auprès des autorités pour la réouverture de cette frontière. Mais seulement voilà, jusqu’ici cette situation reste lettre morte et lourde des conséquences. L’auditeur militaire du territoire de Tshikapa rapporte qu’un congolais en situation régulière qui revenait de l’Angola avait été abattu à la frontière de Kabungu en mi-juin par un militaire congolais qui le considérait comme un suspect.
C’est pour éviter la répétition de ce genre de problème que l’administrateur de territoire résident de Kamako a réitéré la demande à la délégation.
Contacté, Hubert MBingo, gouverneur de province ad intérim est rassurant.
L’autorité provinciale précise que les préparatifs de cette réouverture vont bon train car ils ont déjà reçu l’aval de hautes instances de la république.
Kamako est une localité située à près de 400 kms au sud-ouest de Kananga.








