Uvira : malgré la fin des tracasseries administratives, les prix n'ont pas bougé

Depuis près d’un mois, sur les 25 services étatiques qui travaillaient anarchiquement à Kanvivira, entre le Burundi et la cité d’Uvira, il n y en a plus que 4. Même chose au port de Kalundu. Selon les commerçants, ces tracasseries avaient un impact direct sur les prix à la consommation. Force est de constater que, malgré la fin de cette tracasserie, les prix dans les boutiques et au marché n’ont pas évolué, rapporte radiookapi.net

C’est par le poste frontalier de Kanvivira, que viennent bon nombre des produits manufacturés consommés dans cette localité. Et à travers le port de Kalundu, la cité reçoit l’essentiel des produits vivriers provenant des côtes du lac Tanganyika.

Ceux arrivent aujourd’hui au port de Kalundu pourraient croire qu’il s’agit d un monastère, tant il y règne un calme relatif. Il y a peu, des agents d’une vingtaine de service criaient à tue tête, réclamant chacun des taxes dont la plupart était une pure invention. L’administration provinciale est parvenue à remettre de l’ordre dans la boutique. Seuls l’Ofida, l’OCC, la DGM et le service d’hygiène officient au port et à la frontière.

Logiquement, estime la société civile, avec moins de taxes à payer, les commerçants devraient baisser les prix. Faux, rétorquent ces derniers. Et ‘expliquer : « les tracasseries à Kalundu et Kanvivira sont certes finies, mais là où nous achetons nos produits, à Kalemie par exemple, les mêmes tracasseries et fausses taxes existent. »

Pour sa part, le chef de cité chargé de l’administration d’Uvira, ne soutient pas l’argument des commerçants. « Qu’importe les tracasseries ailleurs, affirme-t-il, le fait qu’au moins à Kalundu et Kanvivira, la situation a changé, les prix devrait baisser d’au moins un centime. » Si la situation perdure, John Ngwasi promet de sévir dans les prochains jours.