A Kinshasa, un atelier pour enforcer l'inclusion des femmes dans la sécurité et la défense

La faible participation des femmes aux services de sécurité et de défense a été le thème central d'un atelier tenu le jeudi 18 juillet à Kinshasa. Ce constat découle de la non-prise en compte de la parité dans ces domaines.

L'objectif de cet atelier était d'accroître la présence des femmes dans ces secteurs. Les travaux ont été organisés par la MONUSCO en collaboration avec l'Ecole de criminologie de l'Université de Kinshasa.

Les organisateurs et les participants ont analysé ensemble les causes de cette faible participation des femmes dans les secteurs de la sécurité, de la défense et des services pénitentiaires. Grâce Kativa, assistante au BCGTCB (Bureau de consultation, de participation citoyenne et de développement), a pris part à cet atelier. Elle a expliqué la cause fondamentale de cette situation :

« Ce sont des barrières culturelles. En tant que Bantous, dès le bas âge, quand on parle de l’armée, on se dit que c’est un travail d’homme. C’est pour lever ces barrières que nous luttons dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité. »

Raoul Kenge-Kenge, directeur de l'Ecole de criminologie de l'Université de Kinshasa, a souligné l'importance d'une participation inclusive dans ces secteurs :

« La réforme est un processus global. Elle doit impliquer toutes les personnes, tous les genres. Que ce soit pour les services de défense ou de sécurité, il faut que la participation soit holistique, globale et inclusive. C’est pourquoi il est important de travailler avec les acteurs de terrain pour atteindre cet objectif d’inclusivité. »

Ce forum a réuni différents services de sécurité, notamment la Police nationale congolaise, les FARDC, la DGM et l’ANR.

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Kwilu : augmentation des décès sur les sites de déplacés de Kwamouth

Les conditions de vie des déplacés de Kwamouth vivant dans les entrepôts du marché central de Malebo à Bandundu ne cessent de se détériorer, constate une journaliste de Radio Okapi. Ces hommes, femmes et enfants ont fui les atrocités de la milice Mobondo à Kwamouth, suite au conflit intercommunautaire Teke-Yaka. Depuis deux ans, 97 décès ont été enregistrés parmi eux, rapporte leur président François Tabuku.

Ces décès sont dûs à l'absence de prise en charge alimentaire et sanitaire adéquate. Jérémie Bikiele, directeur de cabinet du ministre provincial des actions humanitaires du Kwilu, parle d'une crise humanitaire "oubliée" par le gouvernement :

« La situation est désastreuse. Nous pouvons dire que c'est une crise oubliée parce que les interventions n'ont pas été à la hauteur des besoins humanitaires des victimes. Cela fait maintenant deux ans, et nous avons encore des personnes sur le site de Malebo, des personnes dans des familles d'accueil sans assistance, sans moyens de subsistance suffisants. Nous avons des cas de maladies non prises en charge et des personnes sans accès aux revenus. Normalement, dans ces conditions, nous devrions les accompagner et les soutenir pour qu'ils puissent se réintégrer dans la vie courante. Il y a le gouvernement central, le gouvernement provincial et les partenaires humanitaires qui devraient les aider. Mais malheureusement, la crise est négligée et oubliée. »

Selon le ministère provincial des affaires humanitaires, la province du Kwilu compte actuellement plus de 36 000 personnes déplacées, notamment à Bandundu-ville, à Kikwit et dans le secteur de Wamba, en territoire de Bagata.

 

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Sud-Kivu : 12 morts dans un accident sur la route Bukavu-Luhwinja

Un tragique accident survenu le samedi 29 juin sur la route nationale numéro 5, entre Bukavu et Luhwinja, a plongé la province du Sud-Kivu dans le deuil. Douze personnes ont perdu la vie et plusieurs autres ont été blessées, dont certaines grièvement.

Les corps des défunts seront transportés à leur dernière demeure dans la chefferie de Luhwinja, territoire de Mwenga, ce dimanche 30 juin. Le gouvernorat de la province s'est engagé à couvrir tous les frais funéraires et les soins de santé des survivants. Samedi, après le drame, les douze corps ont été acheminés dans les morgues des hôpitaux proches du lieu de l’accident, dans le groupement de Mudusa à Kabare Sud.

Le vice-gouverneur Jean Jacques Elakano s'est rendu sur place et, au nom du gouvernement provincial, a réaffirmé son engagement à tout prendre en charge jusqu’aux funérailles, prévues dans le milieu d’origine des victimes, à Luhwinja, environ 60 km à l’ouest de la ville de Bukavu. Concernant les blessés, l'exécutif provincial a demandé aux hôpitaux les ayant reçus de leur administrer des soins aux frais du gouvernement.

Des témoins rapportent que l'accident est la conséquence d’une crevaison de pneu survenue alors que le véhicule roulait à vive allure. Les autorités ont ainsi conseillé aux conducteurs de modérer leur vitesse pour préserver les vies humaines.

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30 juin 2024 : Félix Tshisekedi exprime sa détermination à "défendre le territoire national et à rétablir la paix"

Le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi a exprimé, samedi 29 juin, sa détermination à défendre le territoire national et rétablir la paix dans l’Est de la RDC, en proie aux rebelles du M23 et autres miliciens.

Il l’a dans son discours diffusé sur la chaine nationale (RTNC) en marge du 64 ans de l’accession de la RDC à l’indépendance :

« Ce qui se passe à Kanyabayonga, a Kayina aux villages du Sud de Lubero ainsi que dans les territoires de Rutshuru, Nyirangongo et Masisi constitue une agression flagrante contre notre souveraineté nationale et la paix de notre peuple. En ma qualité du président de la République et commandant suprême des FARDC et de la police, je tiens à vous assurer de ma détermination inébranlable à défendre l’ensemble de notre territoire et à rétablir la paix ».

Félix Tshisekedi a également fait savoir que le défi sécuritaire auquel le pays est injustement confronté est complexe et exige une réponse collective, courageuse et déterminée de tous les Congolais.

Le chef de l’Etat a en outre exprimé sa compassion vis-à-vis des Congolais victimes de l’agression rwandaise dans la partie Est du pays.

Sur le plan social, il a affirmé avoir instruit le Gouvernement à prendre des mesures idoines :

« En ma qualité de garant de la Nation, je peux vous assurer que cette situation me tient à cœur et que rien n’arrêtera ma détermination à y apporter des solutions idoines et urgentes. Aussi, ai-je instruit le Gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour alléger le coût du panier de la ménagère et améliorer le pouvoir d’achat de la population ».

Vous pouvez écouter en intégralité le discours du chef de l'Etat:

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Oxfam plaide pour l’accroissement de l’aide en faveur des déplacés au Nord-Kivu

La directrice d'Oxfam pour l'Afrique, Fathi N'Zi-Hassane, a appelé, vendredi 7 juin, à une augmentation de l'aide en faveur des personnes déplacées dans la région du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. Elle a exprimé cette recommandation lors d'une visite dans trois sites de déplacés à Rusayo, dans le territoire de Nyiragongo, à Goma.

Au terme de sa visite, elle indique que la situation des déplacés internes dans la région nécessite une attention particulière des décideurs au niveau global. « Nous avons besoin du soutien de la communauté internationale pour nous permettre de continuer à soutenir les déplacés internes dont le nombre ne fait que grandir. Donc, il nous faudra mobiliser assez des ressources », a plaidé Fathi N’zi-Hassane. 

La directrice d'Oxfam pour l’Afrique plaide pour la priorisation de la crise dans l'Est de la RDC, qui compte actuellement 6,5 millions de déplacés internes, faisant de la région l'une des plus touchées par les déplacements forcés dans le monde. Elle souhaite que cet enjeu devienne une priorité de l'agenda international afin que les financements nécessaires puissent soutenir les actions d'Oxfam et de la communauté humanitaire dans la région.

A Rusayo, Fathi N'Zi-Hassane a visité le projet d'assainissement d’eau potable financé par Oxfam en faveur de plus de 24 000 ménages de personnes déplacées. « Mon constat est que c’est un camp très grand, qui abrite plusieurs milliers des personnes et que les besoins ne font que grandir à la suite de l’instabilité qui s’est accrue. Nous continuons à appuyer les déplacés internes avec le projet les travaux d’accès à l’eau l’hygiène et l’assainissement. Nous fournissons également de l’aide en termes de protection des civils, notamment en faveur des femmes victimes des violences basées sur le genre », ajoute Fathi N’Zi-Hassane.

Mme N'Zi-Hassane a également exprimé son indignation face aux violences perpétrées par des groupes armés à l'encontre des femmes déplacées dans ces sites.

 

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Exploitation illicite des minerais de Rubaya : le ministère des Mines dénonce l'instauration de nouvelles taxes par le M23

Le ministère des Mines de la RDC a exprimé sa préoccupation face à l'introduction de nouvelles taxes par le M23 sur l'exploitation des minerais congolais dans la mine de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Cette dénonciation a été formulée dans un communiqué publié le mardi 14 mai.

Sur le site minier de Rubaya, actuellement sous occupation du M23 soutenu par le Rwanda, les négociants et les creuseurs artisanaux se voient contraints de verser une taxe unique de 3000 USD par tonne pour le coltan et 2000 USD par tonne pour la cassitérite, indique le communiqué du ministère des Mines. Le paiement de ces taxes s'effectue à Kigali, la capitale rwandaise, après la vente des minerais, précise le document.

Le ministère des Mines souligne que le M23 a réuni tous les négociants et creuseurs artisanaux dépendant du site minier de Rubaya pour fixer de nouvelles modalités de travail et obtenir l'autorisation de poursuivre leurs activités. C'est lors de cette réunion que la nouvelle tarification leur a été imposée.

Le ministère des Mines affirme que la rébellion acquiert les minerais produits sur ce site, les stocke dans son dépôt de Mushake, avant de les exporter vers le Rwanda. Cette pratique constitue une violation flagrante des dispositions internationales et régionales en la matière.

Le ministère des Mines de la RDC appelle ses partenaires, notamment l'ONU et la Conférence internationale pour la région des Grands-Lacs (CIRGL), à imposer un embargo au Rwanda pour violation des accords internationaux sur l'importation et l'exploitation de minerais extraits dans des zones de conflit. Il espère également un engagement ferme de tous les acteurs, y compris les consommateurs finaux des produits miniers, en faveur d'un approvisionnement en substances minérales sain et responsable.

Rubaya, situé à une quarantaire de kilomètres de Goma,  est l’une des principales mines congolaises de coltan, un minerai stratégique utilisé dans l’industrie électronique

 

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Louis Watum : « chacun de nous doit combattre la corruption à son niveau pour que la RDC puisse décoller »

 

Grand Témoin reçoit LOUIS K WATUM, Président du Conseil d’Administration de Kipushi Corporation SA (KICO SA), Président de la Chambre des Mines au sein de la FEC, Membre du Conseil d’Administration de EQUITY BCDC et Membre du Conseil d’Administration de Primera Gold RDC. Dans son entretien avec Alain Irung, Louis Watum parle de son parcours. Il a rejoint Ivanhoe Mines en décembre 2014 en tant que Directeur Général des opérations en République Démocratique du Congo (RDC).

En mars 2015, il a été nommé au poste supplémentaire de Directeur Général de Kamoa Copper SA, puis Président du Conseil d’administration de Kipushi Corporation SA, et enfin Président du Conseil d’administration de Kamoa Copper SA. M. Watum est présentement Président du Conseil d’Administration de KICO SA, qui développe présentement un projet polymétallique zinc-cuivre-argent-germanium à Kipushi, en RDC.

Avant de rejoindre Ivanhoe Mines, M. Watum a passé treize ans à assumer progressivement des responsabilités élevées dans le secteur minier de la RDC. De 2001 à 2005 M. Watum a construit puis dirigé en qualité de directeur des opérations la mine d’or de Yatela au Mali, pour le compte d’Anglogold Ashanti. De 2006 à 2009 M. Watum, de retour au pays, a lancé le projet aurifère Moto Gold Mines dans le Nord Est de la RDC, pour le compte de Moto Gold. Entre 2010 et 2014 il a continué avec le même projet et a dirigé avec succès le développement ainsi que la mise en service du projet Kibali de Randgold racheté plus tard par Barrick. M. Watum est ingénieur de Polytechnique en Chimie Industrielle de l’Université de Lubumbashi en RDC.

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