Forum des As : « Pour éviter de se laisser distraire à Kampala : Kinshasa rappelle son personnel politique »

Au deuxième jour des pourparlers de Kampala, le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda repliquant aux accusations que le M23 a portées contre le gouvernement. (Décembre 2012)

 Revue de presse du lundi 4 février 2013

Seuls les experts congolais restent encore dans la capitale ougandaise pour discuter avec les délégués du M23, rapporte Forum des As.

En effet, pendant que Kigali fait fonctionner normalement son administration et s’adonne à une action de lobbying contre la RDC, du côté de Kinshasa, le ministre des Affaires étrangères et d’autres officiels poursuivaient dans des négociations avec le M23 où l’on tourne carrément en rond, explique le journal.

De plus, ces pourparlers initiés par les chefs d’Etats des Grands Lacs commençaient à peser lourd sur le trésor public. Kinshasa prend en charge toute la logistique, y compris l’intendance des rebelles du M23, précise Forum des As.

Le quotidien ajoute que même la Majorité présidentielle (MP) de Joseph Kabila tonne. Elle ne comprend pas pourquoi ces négociations vont de conciliabule en conciliabules, pour rien.

De son côté, Le Potentiel titre : «  Le problème de la RDC : Kagame et Museveni ».

Le quotidien note que contrairement aux allégations véhiculées sur les antennes de la CNN par Paul Kagame, la RDC ne représente nullement un problème autant pour le Rwanda que pour les Grands Lacs.

Bien au contraire, c’est la RDC qui est victime des velléités belliqueuses de ses deux voisins de l’Est, à savoir le Rwanda et l’Ouganda, affirme Le Potentiel.

Le journal va plus loin en déclarant que l’instabilité dans la sous-région des Grands Lacs africains porte une signature : le duo Kagame-Museveni.

Le Potentiel explique que depuis 1996, la RDC s’est transformée en champ d’exécution d’une stratégie existentielle pour ces deux régimes. Recrutés par des puissances d’argent du monde, les présidents rwandais et ougandais sont convaincus que le développement de leurs pays respectifs passe par la déstabilisation systématique de la RDC.

Le Phare s’intéresse à l’insécurité dans la province du Katanga. « Massacre au Nord-Katanga », titre le quotidien.

Le journal note que les faits se sont déroulés il y a cinq jours. L’attention de tous et de chacun a été attirée par le « défilé » de plusieurs corps sans vie sur la rivière Luvua, dans le district du Tanganyika, écrit Le Phare.

Le journal ajoute que meme s’il est difficile de donner l’identité exacte des auteurs de ces crimes, toutes les pensées vont vers les milices armées qui pillulent dans le coin. Celles-ci n’hésitent pas à tuer, violer et piller.

Et Le Potentiel revient également sur cette insécurité qui semble gagner du terrain: « Après le Nord-Kivu et l’Ituri, le virus de l’instabilité atteint le Nord-Katanga et le Sud-Kivu ».

Le Potentiel estime que Kinshasa s’est laissé piéger, en acceptant de se mettre autour d’une table avec le M23, indexé comme force négative par les Nations unies.

Ainsi, commente le quotidien, à l’instar de l’Ituri où des groupes qui y opèrent se sont regroupés dernièrement autour d’une coalition de groupes armés de l’Ituri, d’autres qui évoluent dans le Sud-Kivu viennent de faire de même en se coalisant autour d’une Union des forces révolutionnaires du Congo (UFRC). Cette coalition s’est définie comme un mouvement « politico-militaire ».

Et comme s’il n’en suffisait pas, poursuit le confrère, le Nord-Katanga est en proie aux groupes armés. Alors que les négociations pour ramener la paix dans le Nord-Kivu sont toujours en panne à Kampala, indique le journal.

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