La prison centrale de Lubumbashi est en rupture de stocks de nourriture et de médicaments. C’est le constat d’une équipe de la section Droits de l’homme de la Monuc lors d’une visite effectuée ce mercredi dans cette maison pénitentiaire. Elle s’est rendu compte également de la détention sans jugement de certains prisonniers, rappelle radiookapi.net
Quelques prisonniers étaient assis sur la pelouse de la cour intérieure de la prison. Faméliques, le regard triste, c’est à peine qu’ils peuvent balbutier un mot. Difficile de dire à quand remonte leur dernier repas. Difficile aussi d’imaginer l’état dans lequel se trouvent ceux qui sont restés dans les cellules.
A total, la prison compte 362 pensionnaires, selon l’administration de ce lieu carcéral. Chacun a droit à deux repas par semaine. Ceux qui ont des parents reçoivent d’eux quelque assistance. Ceux qui viennent de loin se contentent de la ration qu’offre la prison.
Sur le plan sanitaire, la situation n’est guère brillante. Le dernier don en médicaments du Comité international de la Croix Rouge remonte à des semaines. La pharmacie est aujourd’hui vide. Des maladies autrefois éradiquées telles que l’amibiase, la varicelle ou le furoncle, refont surface.
Sur le plan judiciaire et administratif, 252 prévenus attendent encore leur jugement. Dix-huit parmi eux ont largement dépassé les six mois de détention provisoire. Ces cas ont été notés par la Monuc et seront transmis au procureur de la République pour régularisation.






