Il s’agit toujours des soldats rwandophones. Cette fois-ci, la
majorité des bataillons de la 12e brigade ont quitté leurs positions pour se diriger dans la
forêt, note radiookapi.net
C’est la troisième désertion en trois semaines dans la 12e
brigade. Les hommes du 825e bataillon commandé par le major Bora ont quitté Nyamilima tandis
que ceux du 822e bataillon placé sous le commandement du major Willy ont abandonné leur
poste de Rutshuru centre.
Mais le chef d’Etat-major général des FARDC, le lieutenant
général Kisempia qui est arrivé mercredi après-midi à Goma, a catégoriquement nié toute
désertion dans les Fardc.
« Il n’y a pas de mouvements de désertion, il y a la
désinformation. Tout va rentrer dans l’ordre d’ici là », a-t-il répondu à une question
de radiookapi.net, avant d’ajouter qu’il va vérifier tout ça. « Dans l’armée, il y a
toute une procédure administrative pour la désertion. Une absence n’est pas une
désertion », a-t-il fait observer.
Pourtant, selon des informations provenant de
la 8e région militaire, une compagnie de la cinquième brigade a été envoyée le mercredi
matin à Rwindi pour remplacer les soldats déserteurs du 821e bataillon. Ces nouvelles
désertions ont vidé la majorité des soldats rwandophones de ce bataillon, ont affirmé des
sources du commandement militaire du Nord-Kivu et de la Monuc.
En revanche, certains
soldats des groupes en désertion se rendent eux-mêmes aux autorités de la Monuc afin d’être
rapatriés sur Goma








