Katanga: 80 000 déplacés en errance dans le secteur de Dubie- Pweto

La situation est préoccupante pour ces hommes, femmes et enfants. Contraintes à des perpétuels déplacements depuis l’attaque des FARDC contre les positions du chef Maï Maï Gédéon en novembre dernier, ces populations vivent dans un secteur inaccessible, constate radiookapi.net. Elles courent par conséquent le risque de rater les élections.

A 12 jours du référendum constitutionnel, on ignore encore le sort des populations du territoire autrefois sous contrôle de Gédéon. La Commission électorale Indépendante (CEI) n’est pas en mesure de déployer le matériel électoral dans ce secteur à cause de l’insécurité. Parmi les populations, certaines n’ont jamais été enrôlées. La Monuc a obtenu de la 6e région militaire l’autorisation de survoler les localités du secteur. Mais l’insécurité dans la région la préoccupe. Les ONG humanitaires ont également survolé la région en hélicoptère le week-end dernier. Elles disent que la contrée est déserte.

Pour sa part, la police affirme qu’elle manque de moyens pour protéger la population. L’autorité civile, elle aussi, assiste impuissante à ces mouvements des populations.