Conditions carcérales difficiles à Kabinda au Kasaï-Oriental

Le territoire de Kabinda est à 180 kilomètres, à l’est de Mbuji-Mayi. Sa prison, totalement délabrée, n’a ni lits, ni médicaments. Plus de 25 prisonniers croupissent ainsi dans des conditions inhumaines. Pour survivre, ces détenus sont obligés de travailler à la cité, nonobstant les risques d’évasion, indique radiookapi.net

Pas un lit, toiture délabrée, pas de soins médicaux. C’est dans ces conditions que les prisonniers, femmes et hommes confondus, vivent à la prison centrale de Kabinda. Cet établissement pénitentiaire reçoit pourtant tous les détenus en provenance de l’intérieur du district. Des familles parcourent plus 150 kilomètres à pied pour rendre visite à certains détenus. Ces derniers ne reçoivent aucune assistance alimentaire.

M. Nyongoni, directeur de la prison estime que la seule solution est d’amener les prisonniers à l’auto prise en charge. «Les détenus sont abandonnés. Le gouvernement ne songe plus à eux. On ne reçoit plus de subsides pour la survie des prisonniers. Ici, je les laisse sortir pour de petits travaux à la cité où ils peuvent se procurer à manger… Il y a eu déjà des décès par négligence. J’ai enregistré même un évadé…», soutient ce responsable.

rnL’ONG Fraternité des prisons en charge de la gestion des rations alimentaires dans quelques établissements pénitentiaires, dénonce également les conditions d’incarcération et le manque de moyens dans la prison de Kabinda. Pour abbé Lubwika, coordonnateur de cette ONG, les prisonniers ne sont nourris qu’une fois par mois. De son côté, le chef de division de la Justice déclare que Kabinda n’est pas une exception en cette matière. Tous les prisonniers souffrent de mêmes conditions de détention, précise-t-il.