L’exploitation du diamant par galeries souterraines dénoncée à Tshikapa

Les organisations de défense des droits de l’homme s’insurgent contre cette pratique qui fait des victimes. Selon des statistiques, cette méthode interdite par le ministère des Mines est à l’origine de la mort de plus de 20 personnes depuis le mois de janvier dernier, indique radiookapi.net

La semaine dernière, un creuseur a péri dans un éboulement de la mine de Tshidila, à 9 kilomètres de Kamonia. Dans la mine de Mutshima, à 65 kilomètres de Kamonia, on a enregistré plusieurs blessés graves le week-end dernier. Pourtant, il existe un arrêté ministériel interdisant cette pratique.

Albert Fwamba de l’ONG Ligue nationale paysanne des droits de l’homme accuse les autorités territoriales de ne pas appliquer des sanctions aux responsables des carrés miniers qui pratiquent cette méthode dangereuse. Après un éboulement dans ces mines, il est difficile de retrouver les corps des victimes, indique cet activiste des droits de l’homme.

L’administrateur du territoire de Tshikapa soutient qu’il a, à maintes reprises, demandé l’arrêt des travaux dans ces carrés miniers. Mais le mal est si profond que pour l’attaquer il faut recourir aux instances supérieures. Démarche qu’il était en train d’entreprendre, a-t-il assuré.

Les creuseurs pour leur part considèrent que les galeries souterraines, malgré le danger qu’elles présentent, sont la seule voie pour trouver le diamant à moindres frais.