Santé publique: les médecins de Kinshasa radicalisent leur grève

Le mouvement de grève observé depuis quelques jours à Kinshasa par les médecins oeuvrant dans les hôpitaux et centres médicaux publics s’est radicalisé à partir de ce lundi 29 mai. Ce jour, seules deux formations médicales publiques ont été ouvertes sur l’ensemble de la ville, mais seulement pour des urgences, a constaté radiookapi.net

Les hôpitaux ouverts aux urgences ce matin étaient l’Hôpital général de référence de N’djili, situé dans la périphérie est de Kinshasa et le Centre mère et enfant de Barumbu, situé au nord-est. La décision a été prise le week-end dernier par le Syndicat national des médecins (SYNAMED). Dans un communiqué à la presse, ce syndicat justifie la radicalisation de la grève par la non prise en compte par le gouvernement des revendications de ses membres.
rnA l’hôpital de N’djili, Radio Okapi a constaté ce matin une affluence inhabituelle dans les salles d’urgence. Selon le personnel sanitaire trouvé sur le lieu, il y avait risque qu’avant la fin de la journée, ces salles ne soient plus en mesure d’accueillir d’autres cas d’urgence.

Dans le même temps en revanche, au cœur de la ville, l’Hôpital général de référence de Kinshasa (ex-Mama Yemo), le plus grand centre hospitalier de la capitale, était quasi désert. La salle d’urgence de cet hôpital et les lits de malades étaient vides. Quelques rares médecins et infirmiers rencontrés dans les couloirs ont dit observer un service minimum pour les malades déjà internés.

Selon le secrétaire exécutif provincial du SYNAMED, le docteur Mankoy Badjoki, des instructions formelles ont été données à tous les médecins oeuvrant dans les hôpitaux publics pour une stricte observance de la polarisation du service minimum pour les urgences. Le mardi 30 mai, ce sera le tour de la Clinique Ngalima et du Centre hospitalier d’Etat de Matete de prendre le relais après N’djili et Barumbu, a-t-il fait savoir.