Les ONG de défense des droits de l’homme Global Witness, Raid et Acidh sont montées au créneau pour dénoncer de fortes pressions politiques que subirait l’auditeur supérieur de la Cour militaire du Katanga. Selon ces ONG, le but de ses pressions est d’empêcher la tenue du procès des civils et des militaires impliqués dans de graves violations de droits de l’homme lors de la reprise de Kilwa par les FARDC en octobre 2004, rapporte radiookapi.net
Selon Mme Karina Testakian, chargée des programmes RDC à l’ONG Global Witness, l’auditeur militaire supérieur du Katanga est mis dans l’impossibilité de conduire ce procès. Elle précise que ce haut responsable de la magistrature militaire a été rappelé à Kinshasa juste après la décision de renvoi du procès de 9 militaires congolais et de 3 anciens employés de l’entreprise Anvil Mining. Elle se dit préoccupée du fait qu’il y aurait de fortes pressions politiques pour que ce procès soit ralenti ou même qu’il n’ait pas lieu.
Selon le communiqué conjoint des trois ONG daté du 26 octobre 2006, le colonel Z’Ahidi Mbombo a réuni des éléments de preuve pour identifier les présumés coupables. C’est le 12 octobre dernier que cet officier supérieur a signifié à la Cour militaire du Katanga sa décision de fixer le dossier. Les trois ONG demandent aux autorités de s’impliquer dans la lutte contre l’impunité.
Pour rappel, les 9 militaires et les 3 anciens employés de Anvil Mining sont inculpés pour assassinat d’au moins 25 personnes qui n’avaient rien à avoir avec les insurgés qui avaient occupé la localité de Kilwa en octobre 2004.








