La capitale de la province de l’Equateur est privée d’électricité depuis samedi dernier. La Société nationale d’électricité (Snel) a arrêté sa centrale thermique au terme du contrat conclu avec la Bralima, une société brassicole de la place. D’où l’indignation des abonnés, rapporte radiookapi.net
La Snel s’était engagée à fournir pendant un mois du courant électrique en priorité à cette société brassicole et aux tenanciers des débits de boisson de cette entreprise, selon le contrat. D’autres abonnés voulaient avoir de l’électricité. Ils ont dû alors payer d’avance leur consommation.
Depuis le samedi dernier, la Snel a décidé d’arrêter jusqu’à nouvel ordre la fourniture de l’électricité dans la ville. Ceci après évaluation entre les deux parties. Cette situation a provoqué la colère de certains abonnés, eux qui s’étaient déjà habitués au programme de la Snel. «Jamais la Snel n’a respecté ses engagements vis-à-vis de ses clients. On a payé la totalité des factures. Ici à Métropole on a déboursé 360 dollars pour un mois. Le contrat n’est pas arrivé à son terme. Trois semaines après, on ne reçoit plus du courant. Ce sont de bribes, 4 heures, 5 heures par jours au lieu de 20 heures promises. E ça a toujours été comme ça. Nous sommes habitués à ce comportement de la Snel », s’indigne un abonné.
Pour la Snel, cet arrêt de la fourniture d’électricité est momentané, en attendant d’élaborer son nouveau programme: « Nous sommes arrivés à l’évaluation. Qu’est-ce que nous avons fait durant un mois, quels sont les problèmes rencontrés, et comment peaufiner des stratégies pour lancer la nouvelle étape ? C’est ce qui justifie cette évaluation. Nous attendons de nouvelles directives de notre hiérarchie enfin de nous concerter avec les abonnés et d’envisager l’avenir»
En attendant, la ville est plongée dans l’obscurité, à l’exception de quelques Mbandakais qui font recours à leurs générateurs.








