A Kananga, chef-lieu du Kasaï-Occidental, rien n’a marqué cette journée de samedi entre grands électeurs et candidats gouverneurs. Tandis qu’à Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental, les états-majors de différents candidats l’ont consacrée à de nouveaux contacts avec les députés provinciaux, rapporte radiookapi.net
Aucune activité particulière en cette première journée de campagne dans les différents états-majors des candidats gouverneurs de province. Au Kasaï Oriental, des rencontres se sont tenues au niveau des membres de direction de campagne. C’est dire que la campagne démarre discrètement. Tous les candidats se disent «rongés par la fatigue ». Un directeur de campagne d’un candidat a fait savoir que cette première journée était consacrée à la préparation de nouveaux messages. Ces messages seront affichés aux premières heures de ce dimanche 11 février. D’autres messages radio-télévisés appelleront les grands électeurs à plus de responsabilité. D’autres encore seront adressés à la population.
Les députés provinciaux, eux, se font davantage discrets. Interrogé, un membre du bureau de l’assemblée provinciale du Kasaï Oriental a fait savoir que beaucoup de députés ont déménagé de leurs résidences pour des raisons de sécurité. Des menaces pèseraient sur eux et ils seraient soumis à de fortes pressions, selon la même source.
L’opinion se demande si les députés provinciaux seront face aux candidats après les présomptions de corruption décriées lors des élections sénatoriales.
Pendant ce temps à Kananga, rien n’a marqué cette première journée. Néanmoins, certains grands électeurs affirment avoir reçu individuellement des messages de propagande. Pour les candidats, cette nouvelle campagne les arrange. Elle leur permet de monter de nouvelles stratégies pour surmonter certaines difficultés.
Après l’arrêt de la Cour suprême de justice, la CEI maintient quatre candidats indépendants et deux autres issus des partis politiques parmi lesquels le candidat UN Alex Kande. Les indépendants se doivent de convaincre non seulement les députés provinciaux indépendants mais aussi ceux des deux coalitions politiques, à savoir l’AMP et l’UN. Ces dernières constituent les 90% de l’assemblée provinciale. Quant aux candidats, ils doivent peaufiner des stratégies en vue d’arracher de voix dans le camp adverse. Etant donné que l’AMP et l’UN sont coude à coude sur le plan numérique au sein de l’assemblée provinciale. Ils doivent aussi miser sur les électeurs indépendants. La population croit quant à elle que ce nouveau départ pour les élections sera le bon. Pour la CEI, ces reports successifs ont permis de réunir toutes les conditions des élections crédibles et démocratiques.







