La population du territoire d’Ango dans le district du Bas-Uélé exige le départ sans condition des éleveurs étrangers appelés «Mbororo». Ces éleveurs nomades et leurs troupeaux détruisent la faune, la flore, ainsi que les cultures des paysans, selon les habitants de cette contrée, rapporte radiookapi.net
Ces éleveurs Mbororo sont localisés au nord, de part et d’autre de la cité d’Ango, le long du littoral de la rivière Api. Ils élèvent du gros bétail estimé à des milliers de têtes. Selon des témoignages sur place, les Mbororo incendient la savane pour paître leurs troupeaux. Ceux-ci envahissent les champs des paysans à la recherche du pâturage. Les mêmes sources rapportent que les bêtes troublent et boivent en grande quantité les eaux des rivières, des ruisseaux et des sources sur leur passage. Conséquence : les poissons sont devenus rares.
La situation est pire pendant saison sèche. Celle-ci dure depuis novembre dernier. Toujours selon les mêmes témoignages, les Mbororo détiennent des armes de guerre. Ils attaquent et abattent les animaux de la savane, notamment des éléphants et des buffles.
Ils se rendent dans certains villages pour acheter cher du manioc, du riz et des bananes en grande quantité. Les paysans vendent tout, attirés par ce marché juteux. Et c’est la famine qui s’y installe. Face à ce tableau sombre, la population et les autorités locales d’Ango demandent au gouvernement congolais le rapatriement pacifique et sans condition des éleveurs étrangers.





