Ils les accusent de privilégier ceux qui regagnent leurs villages au détriment de ceux qui restent dans les camps. Ils refusent de rentrer chez eux à cause de l’insécurité créée par les miliciens récalcitrants et préfèrent rester dans des camps, rapporte radiookapi.net
Une délégation mixte Monuc/Bunia – Administration du territoire d’Irumu, ainsi que certains représentants humanitaires, ont visité ces déplacés jeudi dernier.
Selon l’administrateur du territoire d’Irumu, Denis Zitono, ces déplacés sont lassés de vivre dans des sites de déplacés. La plupart ont opté pour le retour dans leurs milieux d’origine, quelles que soient les risques qu’ils encourent.
Denis Zitono demande aux humanitaires de ne pas abandonner ceux qui ne peuvent rentrer chez eux à cause de l’insécurité. Le cas des déplacés de Bunga et Kamashi dans la localité de Tchei « Cette population est vraiment courageuse pour décider de rentrer dans ses villages. Puisqu’il y en a qui font, par jour, pour aller faire les champs par exemple, 20 kilomètres aller-retour. C’est vraiment pénible. J’allais aussi demander aux humanitaires d’assouplir leur rigueur dans certaines décisions ».
L’agence de coordination des affaires humanitaires reconnaît la persistance de l’insécurité dans certains milieux. Elle dit cependant intervenir prioritairement pour les populations vulnérables, c’est-à-dire, celles qui sont le plus dans le besoin. Pour OCHA/Bunia, l’idéal est d’aider les villageois à retourner dans leurs milieux d’origine.
Toutefois, une évaluation des besoins est en cours pour voir comment utiliser au mieux les moyens disponibles aux organisations humanitaires intervenant dans cette zone.








