La situation difficile que traverse la Miba (la Minière du Bakwanga) continue de préoccuper les citoyens. Dans une lettre ouverte aux groupes provinciaux des sénateurs de deux Kasaï et aux députés nationaux du Kasaï Oriental, la Socikor, société civile du Kasaï oriental, lance un cri d’alarme sur la situation préoccupante de la Miba, rapporte radiookapi.net
Cette plate forme appelle à l’intervention de toutes les instances politiques du pays pour une solution urgente. Dans cette lettre ouverte en préambule, les signataires soulignent que la Socikor tient à rappeler instamment que le dossier de la Minière de Bakwanga est très sensible et grave. Il faut agir très vite. Son président, Kabongo Mwana, explique que l’agonie de la Miba se ressent dans la vie sociale. La Regideso est dans l’incapacité totale de desservir la population en eau potable en raison de sa dépendance de la Miba, pourvoyeuse en énergie électrique. Autre conséquence de cette déliquescence de cette société minière, une baisse persistance du pouvoir d’achat sur tous les marchés. Cette baisse se traduit par un exode des certains hommes d’affaires vers les provinces voisines dans le Katanga. Kabongo Mwana livre une des pistes des solutions pour tenter de sortir de cet impasse : « la Minière de Bakwanga est dans une situation très grave. S’il n’y a pas l’apport des capitaux à la hauteur de 50 à 100 millions des dollars, c’est impossible que cette société puisse se redresser. La Miba, au mois de juin, n’a produit que 28.000 carats. C’est une production d’un jour et demi ».
Il faut noter que ce SOS vient en appui de mémorandum des groupes provinciaux des sénateurs des 2 Kasaï et aux députés nationaux du Kasaï oriental. Ces documents préconisent un plan de sauvetage et de relance de la Miba dans un document daté du 11 juin 2007 et adressé au premier ministre de la RDC.








