La société civile de Mahagi réagit aux accords signés le week-end dernier entre le président Joseph Kabila et son homologue ougandais Yoweri Museveni à Arusha en Tanzanie. Elle attend des actes concrets de la part du gouvernement ougandais avant, rapporte radiookapi.net
Selon Jean Paul Tchotum Alubeleyi, président de la société de ce territoire situé à 200 kilomètres au Nord de Bunia, l’Ouganda doit retirer ses troupes le long des frontières avec la RDC. « Pour cette population de Mahagi, l’accord peut être vrai si les bornes fixées sur le terrain congolais par les Ougandais sont pratiquement enlevées. C’est depuis à peu près 6 mois que ces bornes existent. Par exemple à Goli, à quelques 100 mètres de la frontière naturelle, ils ont fixé leur borne à l’intérieur [à l’intérieur du territoire congolais]. Il y a aussi à Agyero, où ils ont aussi fixé à l’intérieur. Il y a aussi, au niveau d’Agu, leurs bornes à l’intérieur. Ils l’ont fait unilatéralement. Si on voit aussi les militaires ougandais quitter leurs positions actuelles aux frontières. Une grande crainte persiste, parce que l’on constate que, parmi des militaires ougandais et en Ouganda, il y a certains qui parlent très bien le lingala. Et on ne comprend plus parce que dans le temps, il n’y a jamais eu de militaires ougandais qui parlaient le lingala. Si aussi les Congolais demeurent les seuls à exploiter le pétrole, surtout sur leur territoire. »
L’armée ougandaise a commencé ce lundi son retrait de DjuguJama et Awasi, deux villages congolais situé en territoire de Mahagi. Le ministre d’Etat chargé de l’intérieur l’a annoncé au cours de la séance de la restitution du sommet Rdc-Ouganda ce lundi à Kinshasa. Cette information a été confirmée par le directeur de cabinet du gouverneur de la Province Orientale après vérification sur terrain.
Pour le ministre de l’Intérieur, Denis Kalume, ce retrait des forces ougandaises est l’une des exigences de la partie congolaise, lors du dernier sommet Rdc-Ouganda à Arusha en Tanzanie.







