Lwena : la Croix rouge et l’Anic en conflit

L’association nationale des infirmiers du Congo s’insurge contre l’intervention de la Croix rouge dans l’administration des soins aux malades. Elle affirme que la Croix rouge a institué une pharmacie dans ses locaux et pratique des soins ambulatoires. Ce que dément l’ONG internationale, rapporte radiookapi.net

Pour l’Anic de cette cité située à près de 500 kilomètres de Lubumbashi, la croix rouge ne peut administrer des soins qu’en cas de catastrophes naturelles ou de guerre.

Le président de l’Anic accuse en outre la Croix rouge d’utiliser le même pansement et la même seringue pour plus de 3 personnes, sans aucune règle de la protection contre le VIH/Sida. « On se demande pourquoi la Croix-rouge peut commencer à donner des soins que la clinique doit donner, cependant que leur formation a des limites. Ils peuvent juste donner les premiers soins et acheminer les malades dans les centres appropriés. On commence à voir, dans le centre de la Croix rouge, ils font des perfusions, des pansements, et donne des soins. Et aussi, ce qui nous écoeure beaucoup plus, ils sont en train de faire des pansements avec du matériel non stérilisé, et n’observent pas les règles d’asepsie. Ils n’ont même pas de plateau, on les retrouve avec une vingtaine de flacons de pénicilline déjà utilisés, dans des cartons, des ampoules déjà cassées, ouvertes comme ça, avec des seringues par ci par là. Et là, je me demande comment ils vont se retrouver que telle seringue est à telle personne ? Donc, maintenant il se répertoriera la propagation du sida parce qu’ils auront utilisé la même seringue pour 2 ou 3 personnes. »

La Croix rouge rejette toutes ces accusations. Selon Ilunga Belo, responsable de la Croix rouge/Lwena, son institution se limite au secours d’urgence. « On a une pharmacie et un poste de secours. On fait des soins d’urgence. On peut traiter des plaies ouvertes, et puis s’il y a des cas graves, on fait des transferts. Il y a des maladies simples. Là, on fait des secours d’urgence. Par exemple, des plaies ordinaires, des conjonctivites, on peut soigner les douleurs généralisées. Les cas de choléra, on les avait traités au niveau des CDD. On avait intervenu avec mon équipe sur presque 25 personnes. La situation à Anic est contraire aux autres Anic. A Bukama et Kamina par exemple, il y a d’autres postes de secours qui prodiguent des soins d’urgence. Avec cet Anic de Lwena, c’est contraire aux autres Anic. »