
Revue de presse du vendredi 12 juin 2026
La tension est montée d’un cran après le vote par l’Assemblée nationale du projet de loi référendaire désormais en examen au Sénat, rapportent les médias parus ce vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa.
Le président honoraire est officiellement sorti de son silence ce jeudi 11 juin 2026. Selon Congo Nouveau, Joseph Kabila qualifie la gouvernance actuelle d'« arrogante, liberticide et prédatrice » et met en garde contre un risque de « soudanisation » du pays. Il estime que la loi référendaire lève toute ambiguïté sur les intentions du pouvoir et appelle les Congolais à la résistance légitime, poursuit le trihebdomadaire.
Cet angle est partagé par le média en ligne Actualité.cd, qui note que cette déclaration marque l'une des prises de position les plus tranchées de l'ex-président depuis 2019, insistant sur son mot d'ordre d'activer l'article 64 de la Constitution pour « barrer la route » au projet de réforme constitutionnelle.
Sur la même ligne, Une.cd souligne que Kabila exhorte chaque Congolais à se mobiliser face à cette « dérive dictatoriale ».
Sit in de l’opposition
Le second sujet majeur qui fait la une de l'actualité porte sur le bras de fer autour de la manifestation de l'opposition prévue ce vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa.
Le Potentiel met en avant l'affrontement institutionnel sous le titre : « Bras de fer à Kinshasa : l’opposition maintient son sit-in devant le Palais du Peuple ». Le quotidien explique que l'Hôtel de ville a interdit le rassemblement au siège du Parlement pour des raisons de sécurité, proposant Assossa comme lieu alternatif. Cependant, l'opposition refuse cette proposition.
L’Agence congolaise de presse (ACP) explique que l'autorité urbaine a officiellement réorienté l'activité vers un terrain du centre-ville pour préserver l'ordre public.
Selon Actualité.cd, malgré le refus du gouverneur Daniel Bumba, la coalition des forces politiques de l'opposition maintient sa mobilisation au Palais du Peuple.
Enfin, Forum des As révèle les détails de la procédure administrative, confirmant que le collectif de l'opposition « C64 » avait formellement notifié le gouverneur Bumba en réaffirmant son droit constitutionnel de manifester là où se joue l'avenir de la loi fondamentale.






